Hervé Kempf

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A Metz...

  • Article écrit par Michel Bitzer dans Le Républicain lorrain, à l’occasion d’une rencontre publique lors du Festival du livre de Metz le 10 avril 2017.

Jusque-là, tout va mal !

Il parle de ses années soixante-dix avec une pointe de nostalgie dans la voix. « Une époque différente, très politisée, où on s’intéressait à tout. J’étais gauchiste, mais je ne me reconnaissais pas dans le marxisme, car ma valeur cardinale, c’était la liberté. » C’est à cette période qu’Hervé Kempf commença à s’éveiller à l’écologie. La catastrophe de Tchernobyl, en 1986, fit le reste, orientant définitivement sa carrière de journaliste et d’écrivain.

Dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, il écrivait que « la question écologique ne pouvait être dissociée de la question sociale ». Dix ans plus tard, Tout est prêt pour que tout empire, 12 leçons pour éviter la catastrophe replace dans un contexte historique les trois maux qui menacent la planète : le désastre écologique, le néolibéralisme et le terrorisme.

« Le paradigme profond de la culture occidentale a changé, comme le soulignait Jonas. Le problème, désormais, c’est d’empêcher la catastrophe. Ce qui importe, c’est la lucidité, une attitude d’esprit la plus pertinente pour réagir. Et c’est autour de ce défi collectif que tout doit être organisé », insiste l’ancien journaliste du Monde aujourd’hui rédacteur en chef du site Reporterre. Sans pour autant sombrer dans un pessimisme noir. « L’humanité survivra, je n’ai aucun doute là-dessus. Mais il faut retisser des liens entre les communautés humaines et avec la nature. »

Les liens avec la nature, elle connaît, Emmanuelle Pagano. L’ancienne étudiante en cinéma et en arts plastiques a choisi de vivre sur le plateau ardéchois, dans des conditions pas toujours faciles. « Je suis écolo un peu par nécessité économique. Chaque matin, avant de me mettre à écrire, je rentre le bois. Et si je ne suis pas un écrivain engagé en ce sens que je ne défends pas de causes dans mes livres, ma façon de décrire les relations de l’homme et de la nature est une forme d’engagement par défaut », confie celle qui livre avec Saufs riverains, le second volet d’une Trilogie des rives. Une déambulation dans l’Aveyron de son enfance, dont elle observe l’évolution des paysages, quand la construction de la retenue d’eau d’un barrage noie la campagne et emporte les souvenirs.

  • Michel Bitzer

Source : Le Républicain Lorrain









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