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En bref — Transports

Avec 250 millions d’euros, le gouvernement dope son plan vélo

Une cycliste devant l'Assemblée nationale, à Paris.

Des ministres qui arrivent à vélo. Des panneaux de signalisation, un stand de réparation de vélos et des écoliers sensibilisés à la sécurité routière dans la cour de Matignon. Pour le lancement du second plan vélo le 20 septembre, la communication a été finement orchestrée.

Car l’enveloppe est conséquente : 250 millions d’euros pour le fonds mobilités actives, pour 2023. Une somme qui correspond à la moitié de l’argent mis sur la table lors des cinq dernières années. Dans le détail, 200 millions d’euros seront dédiés aux infrastructures et 50 millions d’euros au stationnement, a annoncé Élisabeth Borne dans la journée.

« Cela permettra à des villes périurbaines et rurales de pouvoir enfin s’y mettre »

« L’État n’aura jamais mis autant d’argent sur une seule année pour aider au développement du vélo, s’est réjoui Olivier Schneider, le président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) auprès du Parisien. C’est une bonne nouvelle car cela permettra à des villes périurbaines et rurales de pouvoir enfin s’y mettre. »

L’occasion pour le gouvernement de se féliciter des quatre années passées : le plan vélo a permis l’achat de quelque 2,7 millions de vélos en 2021 ; la construction de 14 000 km de pistes cyclables (soit 40 % de plus qu’en 2017) ; une augmentation de la fréquentation des itinéraires vélo de 33 % par rapport à 2019 ; 160 000 enfants de primaire formés à la bonne pratique du vélo et l’immatriculation de près de 3,7 millions de vélos pour lutter contre le vol et le recel.

Faire émerger une filière vélo française

Le nouveau plan, qui court désormais jusqu’à 2027, propose de déployer à l’ensemble des 6-11 ans, soit 800 000 enfants, le dispositif « savoir rouler à vélo », afin qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour rouler en ville.

Le gouvernement souhaite aussi voire émerger une filière vélo française, « de l’assemblage au recyclage, en passant par la réparation et les services », avec pour objectif l’assemblage d’un million de vélos par an (200 000 de plus qu’en 2021). Il compte aussi sur les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 pour être « un levier majeur en faveur de la pratique du cyclisme dans notre pays » et souhaite faire de la France la première destination de vélotourisme à l’horizon 2030. Enfin, pour suivre l’ensemble, un « comité interministériel du vélo » sera lancé à l’automne et se réunira tous les six mois, promet la Première ministre.

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