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En bref — Énergie

Des médecins réclament un traité de non-prolifération des énergies fossiles

La mine de Garzweiler (Allemagne) en 2021. Des excavatrices de 100 mètres extraient environ 15 à 20 millions de tonnes de charbon par an.

La prochaine pandémie se nomme « changement climatique ». Plus de 1 000 professionnels de la santé et 200 organisations du monde entier ont appelé, mercredi 14 septembre, les gouvernements à élaborer « un traité de non-prolifération des combustibles fossiles ».
 
Les signataires – dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Association internationale de pédiatrie, l’Association médicale mondiale – ont réclamé « un plan mondial juridiquement contraignant pour éliminer progressivement l’utilisation des combustibles fossiles ». Il s’agirait de contrôler très strictement la production et la consommation de charbon, pétrole et gaz, « des substances dont on sait qu’elles sont nocives pour la santé humaine ».

Santé humaine : la dépendance aux fossiles « est de l’autosabotage » 

« La dépendance moderne aux combustibles fossiles n’est pas seulement un acte de vandalisme environnemental. Du point de vue de la santé, c’est un acte d’autosabotage », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Le rapport 2021 de l’éminente revue The Lancet était à ce propos alarmant : exposition aux canicules, augmentation des famines et de la malnutrition… « Le changement climatique est une menace pour la santé [très] importante pour les décennies à venir », concluait le rapport.

Les combustibles fossiles émettent également des particules polluantes très nocives, ont rappelé les signataires de l’appel : « La pollution atmosphérique tue plus de 7 millions de personnes par an dans le monde, a souligné Jeni Miller, directrice exécutive de l’Alliance mondiale pour le climat et la santé. L’abandon progressif des combustibles fossiles permettrait d’éviter 3,6 millions de décès dus à la pollution atmosphérique par an. » 

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