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En bref — Énergie

La part des énergies renouvelables stagne dans le monde

« La transition énergétique n’a pas lieu » : c’est la conclusion du Rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2022, dont c’est la 17e édition, rendue publique mercredi 15 juin au matin. Il est établi par REN21, une « communauté mondiale d’acteurs des énergies renouvelables issus du secteur scientifique et académique, de gouvernements, d’ONG et de l’industrie », reconnue comme produisant une expertise indépendante.

Selon ce document, dans le monde, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie stagne. Elle est passée de 8,7 % en 2009 à seulement 11,7 % en 2019. « La croissance des énergies renouvelables n’a pas suffi face à l’augmentation de la consommation d’énergie et à une nouvelle hausse de l’utilisation des combustibles fossiles », résume le communiqué de presse.

Pour l’électricité, REN21 note bien une « augmentation record des capacités (+314,5 GW, soit 17 % de plus qu’en 2020) et de la production (+7 793 TWh) ». Mais cela s’accompagne également d’une augmentation de la consommation d’électricité de 6 %.

Le rapport souligne également la situation des transports, « où la part des énergies renouvelables a augmenté de 2,4 % en 2009 à 3,7 % en 2019 ». Soit très peu : « L’absence de progrès est particulièrement inquiétante car celui-ci représente presqu’un tiers de la consommation mondiale d’énergie », commente REN21.

La guerre en Ukraine est venue aggraver la situation. « Alors qu’en 2021 les gouvernements ont été de plus en plus nombreux à s’engager à atteindre la neutralité carbone, la réalité est que, en réponse à la crise, de nombreux pays recommencent à développer de nouvelles sources de combustibles fossiles — et à en brûler davantage — charbon, gaz et pétrole », déplore Rana Adib, directrice exécutive de REN21.

Un choix effectué alors que les prix des combustibles fossiles étaient en train d’exploser. « L’année 2021 marque également la fin de l’ère de combustibles fossiles bon marché, avec la plus forte hausse des prix de l’énergie depuis la crise pétrolière de 1973 », estime REN21. Qui assure que face à cette situation inédite, « les énergies renouvelables sont la meilleure option ».

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