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En bref — Alimentation

Les « influenceurs » promeuvent la malbouffe sur les réseaux sociaux

Des cupcakes. Illustration.

L’exposition des adolescents et des enfants à la malbouffe sur internet est en pleine expansion. Les trois quarts des aliments et boissons mis en avant par des influenceurs ont une « teneur élevée en sel, en matières grasses ou en sucre » et ne seraient pas « autorisés à être commercialisés auprès des enfants », selon une étude des docteures Maria Wakolbinger et Eva Winzer de l’Université médicale de Vienne (Autriche).

Présentée durant le Congrès européen sur l’obésité (ECO), qui a eu lieu à Maastricht (Pays-Bas) du 4 au 7 mai, cette recherche se fonde sur les vingt dernières vidéos ou posts publiés sur les réseaux sociaux Instagram, YouTube et Tiktok avant le 1er mai 2021 par trois femmes et trois hommes influenceurs germanophones, qui cumulent chacun au moins 300 000 abonnés sur l’ensemble des plateformes. Ayant une audience âgée de 13 à 17 ans, ces influenceurs mettent en avant en moyenne dix-huit produits alimentaires par heure. Parmi ces produits, 23 % de « chocolats et de confiseries sucrées » et 9 % de « plats transformés » ou « précuisinés ». Dans la majorité des cas, il s’agirait de publicités dissimulées.

Le surpoids et l’obésité touchent 17 % des 6-17 ans en France

Il y a deux ans, une étude dirigée par la chercheuse Marie Bragg de l’École de santé publique mondiale de l’Université de New York, montrait qu’en 2019, sur 178 vidéos d’influenceurs pour enfants diffusant des aliments et des boissons, 90 % des produits mis en avant étaient associés à la malbouffe.

Le surpoids et l’obésité touchent 17 % des 6-17 ans en France. À la suite de la publication de deux rapports sur le marketing alimentaire ciblant les adolescents et enfants, Santé publique France préconisait en 2020 de limiter « les communications commerciales pour les produits de plus faible qualité nutritionnelle » à la télévision, ainsi que sur internet. Aucune étude sur l’exposition au « marketing digital » — soit plus précisément, par le biais d’influenceurs — n’a encore été menée.

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