Les militants d’Extinction Rebellion délogés par la police devant le ministère de l’Écologie

Durée de lecture : 3 minutes

13 octobre 2020 / Louis Witter et Laury-Anne Cholez (Reporterre)



Les militants d’Extinction Rebellion ont organisé ce mardi 13 octobre une série d’actions à Paris. L’objectif : occuper un lieu central dans la capitale — le ministère de la Transition écologique — et faire une marche lente pour dénoncer l’inaction du gouvernement face au dérèglement climatique et l’extinction de la biodiversité.

  • Paris, reportage

« Remettre le monde à l’endroit. » C’est le mantra de la nouvelle action d’Extinction Rebellion qui occupait depuis ce mardi 13 octobre 11 h l’esplanade devant le Ministère de la transition écologique, à Paris (6e). Ils espéraient tenir une occupation pendant trois jours. Reporterre a suivi leur action en direct.

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  • 14 h 00 — Les forces de l’ordre ont déployé des bâches pour cacher les militants qu’ils tentent d’extraire de leur blocs de béton. Ils sont raccompagnés au métro. L’action se termine.
    Des bâches sont déployées pour cacher les militants aux journalistes.
  • 13 h 15 — Pour déloger les militants qui se sont attachés à des blocs de béton sur le boulevard, les forces de l’ordre utilisent des masses. Pendant ce temps, d’autres militants ont été interpellés et emmenés au commissariat.
Les forces de l’ordre cassent les blocs de béton à la masse
  • 13 h 00 — La circulation a repris sur le boulevard Saint Germain. Tous les journalistes sont tenus à l’écart des militants, dans un coin du boulevard. Ils ne peuvent pas accéder aux militants, eux-mêmes nassés dans un autre coin.
Les journalistes sont tenus à l’écart des militants
  • 12 h 30 — La police a saisi le matériel des militants : pancartes et banderoles colorées. La circulation du boulevard Saint Germain est toujours coupée. Une femme qui passe dans les environs interroge les gendarmes : « Qu’est ce qu’il se passe ici ? » Celui-ci lui répond : « Oh c’est la cause animale Madame. »
Le matériel saisi par les policiers
  • 11 h 45 — À peine trente minutes après le début de l’occupation, les militants commencent à être évacués. Certains montent dans les arbres et sur les abris de bus pour échapper à la police.
  • 11 h 30 — Installés sur le boulevard Saint Germain, les militants lisent une tribune en s’adressant aux ministres.

« Voilà bientôt trente ans qu’ils ratifient les uns après les autres des traités attestant de leur conscience de la menace existentielle qui pèsent sur l’humanité. Cependant, ils continuent sciemment et délibérément de promouvoir et soutenir le culte d’une croissance infinie de ce qui nous détruit ! Vous êtes complices et auteurs de ce qui est en passe de devenir le plus grand crime contre l’humanité. »
(...)
« Il est urgent d’opérer un changement radical à la mesure de ce qui est nécessaire : nous devons atteindre la neutralité carbone en 2025 et arrêter immédiatement la destruction des écosystèmes. »
(...)
« La moindre des choses aurait été d’appliquer immédiatement les propositions issue de la Convention citoyenne pour le climat. »
(...)
« Nous ne sommes pas les extrémistes, les extrémistes sont ceux qui défendent contre les faits scientifiques, le culte d’une croissance infinie. »
(...)
« Nous appelons à la création d’assemblées citoyennes chargées de décider
des mesures à mettre en place pour atteindre les objectifs garants de la survie de l’humanité. Nous appelons à des assemblées populaires sur tout le territoire pour construire un autre avenir. L’échec criminel de nos dirigeants nous l’a fait comprendre, l’avenir sera démocratique ou ne sera pas. Mais parce que chaque seconde compte, nous appelons les citoyens à agir maintenant ! »

  • 11 h — Les militants d’Extinction Rebellion bloquent les accès de la rue du Bac et du boulevard Saint-Germain, juste à côté du Ministère de la transition écologique.
    Une jeune femme se perche en hauteur sur un trépied.
    Pour éviter d’être délogés, les militants se sont enchaînés à du béton.
  • 10 h — Une « marche lente » vient de commencer sur le Parvis du quartier d’affaire de La Défense. Les militants d’Extinction Rebellion, pas très nombreux et sous la pluie, revendiquent « l’arrêt immédiat des atteintes aux écosystèmes ».




Lire aussi : L’action d’Extinction Rebellion a eu lieu à Paris, au centre commercial Italie 2

Source : Louis Witter et Laury-Anne Cholez pour Reporterre

Photos : © Louis Witter/Reporterre

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