Le changement climatique pourrait plonger cent millions de personnes de plus dans la pauvreté

Durée de lecture : 2 minutes

9 novembre 2015

Plus de 100 millions de personnes pourraient tomber sous le seuil de pauvreté à l’horizon 2030 du fait du changement climatique. C’est la conclusion d’un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale, Shock Waves : Managing the Impacts of Climate Change on Poverty, consacré à la gestion des effets du changement climatique sur la pauvreté.

Selon le rapport, les populations pauvres sont déjà très menacées par les chocs liés au climat : mauvaises récoltes dues à la diminution de la pluviosité, flambées des prix alimentaires provoquées par des phénomènes météorologiques extrêmes, accroissement de l’incidence des maladies sous l’effet de vagues de chaleur et d’inondations, etc. Les auteurs du rapport estiment que ces chocs risquent de réduire à néant des progrès difficilement accomplis en causant des pertes irréversibles et en faisant retomber dans la pauvreté les personnes touchées, notamment en Afrique et en Asie du Sud.

« Ce rapport établit clairement qu’il ne sera pas possible de mettre fin à la pauvreté si nous ne prenons pas des mesures énergiques pour atténuer la menace que le changement climatique fait peser sur les pauvres et si nous ne réduisons pas massivement les émissions nuisibles », déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. « Ce sont les plus démunis qui sont le plus durement frappés par le changement climatique. Le défi auquel nous sommes maintenant confrontés consiste à éviter que le dérèglement du climat ne plonge dans l’extrême pauvreté des dizaines de millions d’êtres humains ».

Une éventuelle augmentation de la pauvreté résultera avant tout de facteurs agricoles. Le changement climatique pourrait réduire, à l’échelle mondiale, les rendements de culture dans une proportion pouvant aller jusqu’à 5 % en 2030 et 30 % en 2080. Après les problèmes agricoles, les facteurs les plus déterminants sont les effets de l’augmentation des températures sur la santé (hausse de l’incidence du paludisme et des cas de diarrhée et d’arrêt de croissance) et la productivité de la main-d’œuvre.

- Source : Banque mondiale

- Complément d’information :
. Télécharger le résumé en français du rapport
. Interview de l’auteur du rapport, Stéphane Hallegate



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