Le Fossile du jour décerné à l’Organisation maritime internationale et à l’Organisation internationale de l’aviation civile

Durée de lecture : 1 minute

2 décembre 2015

Ce mercredi 2 décembre, le traditionnel Fossile du jour du Climate Action Network (CAN) a été décerné à l’Organisation maritime internationale (IMO) et à l’Organisation internationale de l’aviation civile (ICAO).

Ces deux institutions spécialisées des Nations unies émettent autant de gaz à effet de serre que le Japon et l’Allemagne réunis, d’après le CAN. Et leurs émissions pourraient augmenter de 270 % d’ici à 2050, ce qui compromettrait l’objectif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici à la fin du siècle, par rapport à l’ère préindustrielle. Cette information a poussé le ministre des Affaires étrangères des îles Marshall à qualifier le secrétariat général de l’IMO de « danger pour la planète ».

Pourtant, ces deux organisations ne sont pas intégrées au projet d’accord de Paris. Elles bénéficient en outre d’exemptions de taxes sur les carburants à hauteur de 60 milliards de dollars par an.

Le second Fossile du jour a été décerné à la Turquie, dont l’objectif affiché est d’obtenir un maximum de financements climat. Alors même que l’objectif qu’elle a fixé dans sa contribution nationale est une augmentation de 100 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2013...

Les Fossiles du jour ont été décernés pour la première fois à l’initiative du forum des ONG allemandes, lors de la COP tenue à Bonn en 1999. Depuis, ils sont décernés à la fin de chaque journée de COP aux pays qui ont fait « de leur mieux » pour bloquer les négociations.

- Source : courriel du Climate Action Network




DOSSIER    Climat : de COP en COP

20 septembre 2019
À Paris comme dans le monde, la jeunesse en grève pour le climat
Reportage
21 septembre 2019
Le mouvement pour le climat mise gros sur la désobéissance civile
Enquête
20 septembre 2019
Philippe Martinez : « Avec les écologistes, on se parle ; ce n’était pas le cas avant »
Entretien


Dans les mêmes dossiers       Climat : de COP en COP