L’Arctique relâcherait dans l’atmosphère bien plus de méthane qu’on le pensait

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24 décembre 2015



Une étude menée par l’Université d’État de San Diego et des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, à Pasadena, en Californie, indique que la quantité de méthane qui s’échappe au cours de la période de froid dans l’Arctique chaque année et entre dans l’atmosphère, est probablement beaucoup plus élevée que celle prise en compte par les modèles actuels.

Habituellement, les scientifiques mesurent avec précision les émissions de méthane dans l’Arctique l’été... ignorant l’hiver. « Cette hypothèse est incorrecte », selon Walter Oechel (SDSU and Open University, Milton Keynes, Grande Bretagne). « Pratiquement tous les modèles climatiques supposent qu’il n’y a pas ou très peu d’émission de méthane lorsque le sol est gelé, et ne comptabilisent pas la moitié des émissions de méthane de l’Alaska, qui se produisent en hiver. »

Dans leur étude publiée par la revue Proceedings de la National Academy of Sciences, les chercheurs ont au contraire constaté que la moitié au moins des émissions annuelles de méthane se produisent durant les mois froids, et que la toundra sèche des hautes terres peut être un plus grand émetteur de méthane que la toundra humide.

- Source (en anglais) : Environmental news network





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