Réduire l’élevage intensif diminue les émissions de gaz à effet de serre

Durée de lecture : 1 minute

5 janvier 2016

Réduire l’élevage intensif rendrait notre système alimentaire plus durable : c’est la conclusion d’une étude menée par des scientifiques de l’Institut de recherche sur l’agriculture biologique, ou Fibl, qui regroupe des chercheurs suisses, allemands et autrichiens. L’article présentant les résultats a été publié dans la revue scientifique The Royal Society Interface.

Les chercheurs se sont demandés quelle est la meilleure stratégie pour réduire l’impact de l’élevage intensif sur le climat, tout en s’assurant que tout le monde mangera à sa faim en 2050. Leur modèle a permis de calculer que la mesure la plus efficace est de réduire l’alimentation industrielle du bétail (maïs, céréales, soja), car elle est produite sur des terres qui pourraient plutôt servir à l’alimentation humaine. « En particulier pour les porcs, la volaille et les œufs », précisent les scientifiques.

Plusieurs scénarios ont été envisagés. « Dans le scénario le plus poussé, les animaux ne sont nourris que grâce aux prairies et aux déchets de la production de nourriture, poursuivent les auteurs. Nous montrons que cette stratégie pourrait apporter suffisamment de nourriture en 2050 et réduire les impacts environnementaux, en comparaison avec le scénario de référence. » Selon leurs calculs, cela permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 18 %, l’utilisation d’énergies non renouvelables de 36 %, l’utilisation d’eau de 21 %, etc.

- Source : Reporterre



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