Bure (Meuse)

17 octobre 2018 / par Emilie Massemin (Reporterre)

Laboratoire souterrain de l’Andra ;
Projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo)

Laboratoire souterrain de l’Andra

  • Date de mise en service : 2000
  • Exploitant : Andra

Creusé à partir de 2000, le site du laboratoire souterrain de l’Andra sert aux scientifiques de mener études et essais nécessaires au projet Cigéo. Il se compose d’installations en surface (locaux administratifs, ateliers, laboratoires et bâtiment d’accueil du public) sur une superficie d’environ 17 hectares, de deux puits d’accès de quatre et cinq mètres de diamètre et de plus de 1.800 mètres de galeries souterraines exploitées à 445 et 490 mètres de profondeur, implantées dans la couche argileuse du Callovo-Oxfordien.

Inventaire radioactif : 0,547 mètres cubes de liquides aqueux contenant du chlore 36, du tritium et du césium 134 ; 0,12 mètres cubes de solides incinérables contenant du chlore 36, du tritium et du césium 134.

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 223

Projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo)

  • Date prévisionnelle de mise en service : 2035
  • Exploitant : Andra

Le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) est un projet de centre de stockage profond des déchets radioactifs. Il est conçu pour stocker les déchets hautement radioactifs et à durée de vie longue produits par l’ensemble des installations nucléaires actuelles et par le traitement des combustibles usés utilisés dans les centrales nucléaires. Il serait composé d’une zone souterraine (où seront stockés les déchets), d’installations de surface réparties sur deux zones et des liaisons entre la surface et le souterrain. Il serait construit de manière progressive pour y stocker les déchets pendant plus de 100 ans et serait ensuite refermé.

Inventaire radioactif prévisionnel : déchets de haute activité (actinides mineurs issus du retraitement des combustibles usés des centrales nucléaires, incorporés à une pâte de verre en fusion puis coulés dans un colis en inox) ; déchets de moyenne activité à vie longue (structures métalliques qui entourent le combustible, résidus liés au fonctionnement des installations nucléaires, etc.) ; déchets ultimes issus du traitement des 156 tonnes de combustibles usés de la propulsion nucléaire ; déchets de graphite (chemises) ; déchets d’enrobés bitumineux de faible activité à vie longue (non traités) ; déchets issus de la filière uranium naturel graphite gaz (UNGG) de La Hague ; etc.

  • Source : Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2016-2018, pp. 51, 77, 145, 149-150, 152-153, 161



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