Cherbourg-Octeville (Manche)

18 octobre 2018 / par Emilie Massemin (Reporterre)

Etablissement de contrôle de Cherbourg (Etac) ;
Etablissement de contrôle de Cherbourg (Etac) des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) ;
Laboratoire de radioécologie de l’IRSN ;
École des applications militaires de l’énergie atomique ;
Laboratoire d’analyses, de surveillance et d’expertise de la Marine (Lasem)

Etablissement de contrôle de Cherbourg (Etac)

  • Exploitant : ministère de la défense

Site militaire qui entrepose temporairement des déchets radioactifs issus d’opérations liées à la construction ou au démantèlement des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la Marine nationale.

Inventaire radioactif : déchets des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et des installations de soutien à terre (96 big-bags de déchets technologiques de très faible activité amiantés, 54 big-bags de déchets compactables de très faible activité, 5 caissons de 10 mètres cubes de déchets métalliques de faible à moyenne activité) ; anciens outillages (4 conteneurs C2 de déchets de très faible activité, 4 conteneurs 7C de déchets de faible à moyenne activité) ; déchets divers (80 détecteurs d’incendie contenant de l’américium 241, 62 sources contenant du radon 226) ; 2 fûts d’huile usagée contenant de l’uranium, de faible à moyenne activité).

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 374

Etablissement de contrôle de Cherbourg (Etac) des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE)

  • Exploitant : ministère de la défense

Site militaire qui entrepose temporairement des déchets radioactifs issus des compartiments réacteurs des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) réformés (structures du circuit primaire). Les déchets, essentiellement métalliques, sont entreposés en décroissance radioactive, dans l’attente d’un enlèvement ultérieur (démantèlement de niveau 3).

Inventaire radioactif : déchets métalliques provenant des six sous-marins nucléaires lanceurs d’engins type « le Redoutable » (650 mètres cubes de compartiments « réacteurs-échangeurs » provenant du Redoutable, arrêté en 1991 ; 650 mètres cubes de compartiments « réacteurs-échangeurs » provenant du Terrible, arrêté en 1996 ; 650 mètres cubes de compartiments « réacteurs-échangeurs » provenant du Foudroyant, arrêté en 1998 ; 650 mètres cubes de compartiments « réacteurs-échangeurs » provenant du Tonnant, arrêté en 1999 ; 650 mètres cubes de compartiments « réacteurs-échangeurs » provenant de l’Indomptable, arrêté en 2005 ; 650 mètres cubes de compartiments « réacteurs-échangeurs » provenant de l’Inflexible, arrêté en 2008).

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 376

Laboratoire de radioécologie de l’IRSN

  • Exploitant : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)

Inventaire radioactif : liquides aqueux contenant de l’américium 241 et du strontium 90 ; flacons de scintillation en plastique contenant du plutonium 238 ; flacons de scintillation en verre contenant du plutonium 238 ; solides incinérables contenant de l’américium 241 ; solides non incinérables contenant de l’américium 241, de l’argent 108m, de l’antimoine 125, du cobalt 60 et du césium 134 et 137.

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 377

Ecole des applications militaires de l’énergie atomique (EAMEA)

  • Exploitant : ministère de la défense

L’Ecole des applications militaires de l’énergie atomique (EAMEA), aussi appelée l’Ecole atomique, est un établissement de l’enseignement supérieur militaire situé à Cherbourg-Octeville qui assure la formation des officiers de l’Armée française, de la Gendarmerie nationale en matière de sciences, de techniques et de sécurité nucléaires. L’EAMEA forme des ingénieurs en génie atomique dans les domaines de la propulsion navale et des armes nucléaires.

Inventaire radioactif : flacons contenant du liquide scintillant (870 flacons de liquide de scintillation d’émetteurs bêta, 103 flacons de liquide de scintillation d’émetteurs alpha) ; coupelles en acier inoxydable (75 coupelles contenant des émetteurs alpha, 45 coupelles contenant des émetteurs bêta) ; 133 pastilles de sources électrodéposées alpha ; flacons en plastique de diverses contenances (solution aqueuse connue contenant du radon 226, solution aqueuse non analysée contenant du césium 137 et du plutonium 138 et 241) ; solutions organiques (lait de faible à moyenne activité, solution organique contenant du tritium) ; échantillons de sol et de végétaux de faible à moyenne activité ; 2 filtres atmosphériques de faible à moyenne activité ; 14 frottis de plutonium 239 ; 8 fragments d’échantillons de pechblende.

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 377

Laboratoire d’analyses, de surveillance et d’expertise de la Marine (Lasem)

  • Exploitant : ministère de la défense

La Marine nationale surveille et analyse l’environnement autour de ses emprises. Ces résultats font l’objet d’une communication et d’une information vers le grand public. Cette mission incombe au Laboratoire d’analyse, de surveillance et d’expertise de la Marine (Lasem).

Inventaire radioactif : un fût de 120 litres de fioles de 20 millilitres en polyéthylène contenant du tritium et/ou du carbone 14 avec du liquide scintillant ; déchets solides (un fût de 120 litres de déchets solides non incinérables de très faible activité, un fût de 120 litres de déchets solides incinérables de faible à moyenne activité) ; une bonde de 30 litres de déchets liquides contenant du tritium, de faible à moyenne activité ; autres déchets (un fût de déchets de très faible activité en attente d’élimination, un fût de sources de contrôle, un fût de déchets métalliques de faible activité).

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 378



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