Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine)

18 octobre 2018 / par Emilie Massemin (Reporterre)

Centre de Fontenay-aux-Roses

Centre de Fontenay-aux-Roses

  • Date de création : 1946
  • Exploitant : CEA civil

Le centre CEA de Fontenay-aux-Roses, créé en 1946, occupe une superficie de 13,8 hectares et abrite la première pile atomique du continent européen, « Zoé ». Deux générations d’installations nucléaires ont été exploitées jusqu’en 1995, pour le développement du procédé de retraitement du combustible nucléaire.

Depuis 1999, le CEA a entrepris de dénucléariser le centre. Parallèlement au démantèlement des installations nucléaires en elles-mêmes, un programme d’assainissement complet du site a été élaboré. Abritant initialement quatre installations nucléaires de base (n° 34, 57, 59, 73), le centre n’en comporte plus que deux aujourd’hui (n° 165 et 166). La première INB est constituée des chantiers de démantèlement des laboratoires en eux-mêmes et la seconde est l’installation de traitement des déchets issus de ces chantiers. La dénucléarisation du site devrait s’achever entre 2015 et 2020.

Inventaire radioactif

- Bâtiment 10 – Installation de conditionnement de déchets solides irradiants : 3,5 mètres cubes de solutions ou déchets solides contaminés au radium provenant de l’Institut Curie ; 2 fûts de 200 litres de déchets solides de faible à moyenne activité avec présence possible de tritium ; 4 fûts Bayard d’effluents tritiés ; 2 mètres cubes de déchets divers de faible à moyenne activité en vrac ; 7 fûts de 120 litres de déchets solides de faible à moyenne activité ; un fût de 100 litres de déchets solides « alpha » de moyenne activité ; un conteneur de solvants de moyenne activité ; une tonne de plomb de très faible activité ; une tonne de déchets électroniques de très faible activité ; 7 fûts de déchets solides « alpha » de moyenne activité, non conformes.

- Bâtiment 18 – Installations de recherche du Laboratoire de chimie du plutonium (LCPu) dont les activités ont été transférées à Marcoule en 1995. Le démontage de certains équipements à l’arrêt définitif depuis 1994 est en cours, de même que le démantèlement de certains laboratoires : 19 fûts de déchets solides de faible à moyenne activité, non irradiants ou faiblement irradiants ; 25 mètres cubes de déchets solides, de faible à moyenne activité ; 3 fûts de 210 litres de solvant de faible à moyenne activité ; 9 fûts de 120 litres de déchets solides de faible à moyenne activité ; une tonne de déchets électroniques de faible à moyenne activité ; une tonne d’effluents de haute activité en cuves ; une tonne de produits chimiques liquides de faible à moyenne activité, une source scellée de césium 137 et plutonium 239 sans emploi ; une source scellée d’uranium 235 sans emploi ; deux sources scellées d’américium 241 sans emploi ; trois sources scellées de strontium 90 sans emploi ; 32 mètres cubes d’amiante de très faible activité ; une tonne de déchets électroniques de très faible activité.

- Bâtiment 50 – Station de traitement et de conditionnement de déchets solides : sources scellées sans emploi (2 sources de radon 226, une de césium 137, 3 de strontium 90, une de colbalt 60, une de plutonium 238, 13 de plutonium 239, 2 d’uranium 233, 5 d’américium 241, une d’américium 242, une source inconnue noire).

- Bâtiment 52 – Laboratoire de radio-métallurgie (RM2) consacré à l’examen destructif d’échantillons d’assemblages combustibles irradiés provenant des réacteurs de la filière à neutrons rapides, ayant fonctionné de 1967 à 1982. L’assainissement est terminé ; le démantèlement est en cours : 4 mètres cubes de déchets amiantés de très faible activité et de faible à moyenne activité ; 4 fûts de 200 litres de déchets solides non irradiants ou faiblement irradiants, de faible à moyenne activité ; 2 fûts de 200 litres de déchets électroniques de faible à moyenne activité.

- Bâtiment 53 – Ancienne station de traitement des effluents liquides (Stel). L’aire de stockage a été aménagée pour accueillir des déchets solides de faible et très faible activité : 3 mètres cubes d’effluents d’exploitation de faible à moyenne activité ; un mètre cube de déchets divers en vrac de faible à moyenne activité ; une tonne de mercure ; une tonne de déchets amiantés de très faible activité ; une tonne de déchets électroniques de très faible activité.

- Bâtiment 58 – Entreposage de déchets solides en puits de décroissance : 2 fûts de 220 litres de déchets solides de faible activité contaminés au radium ; 23 fûts de 220 litres de cendres non bloquées de faible à moyenne activité ; 5 fûts de 220 litres de cendres bloquées de faible à moyenne activité ; 178 fûts de concentrats de faible à moyenne activité enrobés dans du ciment ; 60 fûts de 220 litres de solvants de moyenne activité enrobés dans du ciment ; 153 fûts de 220 litres de déchets solides de natures diverses de moyenne activité ; une tonne de mercure ; 1.116 poubelles de 50 litres de déchets solides « alpha, bêta, gamma » de moyenne activité ; 35 fûts de 100 litres de déchets « alpha » de moyenne activité.

- Bâtiment 90 – Entreposage des déchets de très faible activité : 82 mètres cubes de déchets métalliques et non métalliques de très faible activité.

- Bâtiment 91 – Entreposage de fûts de 200 litres de déchets de faible activité et de fûts de 100 litres de déchets « alpha » contenant du plutonium : 4 fûts bétonnés de 220 litres de déchets solides de natures diverses de moyenne activité ; 19 fûts de 100 litres de déchets solides à base d’aluminium, contaminés au radium. Bâtiment 91 et aire extérieure du bâtiment 53 : 323 fûts de 200 litres de déchets solides non irradiants ou faiblement irradiants de faible à moyenne activité ; 2 caissons de 5 mètres cubes de déchets solides de faible à moyenne activité ; 59 fûts de 100 litres de déchets solides « alpha » de moyenne activité.

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs de l’Andra, p. 291



Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.
15 novembre 2018
Les ONG écologistes et de solidarité déplorent l’incohérence du gouvernement sur la taxe carbone
Info
14 novembre 2018
Élections européennes : seule une liste unique sauvera la gauche
Tribune
16 novembre 2018
Matthieu Auzanneau : « Augmenter les taxes sur l’essence sans proposer d’alternative cohérente, c’est faire le lit du fascisme »
Entretien


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre

Du même auteur       Emilie Massemin (Reporterre)