Le ministre Estrosi s’attaque au Parc du Mercantour

10 octobre 2009 / La Garance voyageuse

Un projet de développement destructeur, « Les Balcons du Mercantour », est en cours dans ce parc national.


En juillet 2009, un nouveau président a été nommé au parc du Mercantour : M. Ciotti. Avec comme vice-président Christian Estrosi (qui est à l’origine du projet des Balcons du Mercantour lancé en 2008) , ce projet de "développement" scandaleux risque de ressurgir sous une forme déguisée.

Début août, La Garance a envoyé au nouveau président du Parc une lettre ouverte pour réclamer l’application de la loi qui règle la gestion du Parc, la poursuite des responsables des destruction d’espèces protégées commises par les travaux illégaux de 2008 et pour lui demander de respecter la mission de protection du Parc.

A ce jour aucune réponse ne nous est parvenue et des travaux de « développement » sans aucune concertation légale se poursuivent (agrandissement de parkings par exemple).

Nous nous adressons donc à tous pour que la pression de l’opinion publique s’exerce sur les responsables et que la loi qui protège les espèces menacées soit appliquée.

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Lettre ouverte adressée par l’association La Garance voyageuse à M. Ciotti, Président du Parc National du Mercantour

Monsieur,

En août 2008, l’ouverture d’un chantier de terrassement dans le Parc national du Mercantour, première étape pour créer un itinéraire touristique de randonnée, et ceci au mépris des lois et de toutes les règles de gestion du Parc, a provoqué une levée de boucliers.
La Garance voyageuse s’est jointe aux protestations car :
- 1) des plantes protégées avaient été détruites en plein parc national, dont l’emblématique Saxifraga florulenta ;
- 2) le projet complet, dit « Les Balcons du Mercantour », n’était pas compatible avec le respect de l’environnement alpin (paysages, flore et sols) ;
- 3) le projet avançait dans l’opacité, en l’absence de concertation et sans respecter les préconisations du conseil scientifique du Parc national.

Où en est ce projet en juillet 2009 ?

Vous avez été nommé président du Parc du Mercantour en juillet 2009 et avez annoncé que le projet restait en discussion.

En tant qu’association de protection du monde végétal, La Garance voyageuse est très inquiète pour l’avenir du parc. Des espèces protégées ont déjà été détruites pendant les travaux de terrassement entre le refuge de Rabuons et le lac de Lagonot (vallée de la Tinée). Bien que la constatation en ait été faite par des agents du Parc et de l’ONF, ces destructions en infraction évidente avec la loi n’ont, à ce jour, toujours pas été punies. Le plus grand brouillard entoure la suite des évènements.

La Garance voyageuse s’adresse à vous, nouveau Président du parc, pour réclamer l’application de la loi à l’encontre des délits commis en 2008 et la protection effective des espèces protégées menacées par ce projet, en particulier Saxifraga florulenta, Primula marginata, Jovibarba allionii, Cardamine asarifolia, Androsace vandellii et Gnaphalium uliginosum inventoriées sur le parcours.

Nous espérons que vous aurez à cœur de promouvoir le rôle primordial du Parc du Mercantour qui est d’être une zone de protection de la nature.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.



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Source : Courriel à Reporterre

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