Narbonne (Aude)

22 octobre 2018 / par Emilie Massemin (Reporterre)

Usine Orano Malvési ;
Bassins de Malvési

Usine Orano Malvési

  • Exploitant : Orano

L’usine de conversion est en exploitation depuis 1959 et transforme des concentrés d’uranium naturel provenant des usines de concentration en UF4 (tétrafluorure d’uranium). L’usine de conversion traite actuellement environ 14.000 tonnes d’uranium par an et produit environ 4,6 m3
d’effluents liquides par tonne d’uranium traitée. Les déchets sont des déchets technologiques et d’exploitation issus de l’usine, contaminés par de l’uranium naturel en attente d’expédition.

Inventaire radioactif : déchets technologiques ou d’exploitation de très faible activité en attente d’expédition (26,8 mètres cubes de ferrailles compactées en fûts, 10,9 mètres cubes de ferrailles contenant du l’uranium conditionnées en fûts, 9,45 mètres cubes de déchets amiantés – plaque
fibrociment... –, etc.) ; déchets de très faible activité en attente de traitement (2.621 mètres cubes de ferrailles hors fûts, 619 mètres cubes de ferrailles en fûts, 504 mètres cubes de déchets non compactables, etc.) ; déchets divers mélangés à de la terre inerte sous le bassin B3 (22.890 mètres cubes). Ainsi que 221 fûts répartis en dix lots de tailles différentes, arrivés sur le site narbonnais à la fin des années 1980 en provenance d’une entreprise liée à des activités militaires, découverts à l’occasion de l’occasion d’u fût le 19 septembre 2018.

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs, p. 443

Bassins de Malvési

  • Exploitant : Orano

Ces déchets sont les résidus contaminés par l’uranium naturel et produits par l’usine de conversion. L’usine produit environ 4,5 m3 d’effluents liquides par tonne d’uranium traitée. Les effluents liquides, contenant les résidus, sont envoyés dans des bassins couvrant environ 30 hectares pour décantation et évaporation. Les eaux pluviales et les eaux de refroidissement du procédé étaient, jusqu’à fin 2007, collectées dans un bassin de régulation avant d’être contrôlées puis rejetées dans le milieu naturel. Depuis fin 2007, le bassin n’est plus en relation avec la plateforme industrielle et est suivi. Un plan d’action de réhabilitation de ce bassin de régulation a été transmis aux autorités début 2013.

Inventaire radioactif : bassins B1 à B6 pour l’entreposage des rejets solides (238.585 mètres cubes de rejets dans les bassins B1 et B2, utilisé en 2006 et 2007 pour remonter les boues répandues suite à la rupture d’une digue et contenant du technetium 99, du plutonium 238 et 242, de l’américium 241 et du neptunium 237 ; 23.066 mètres cubes dans le bassin B5 et 47.310 mètres cubes dans le bassin B6, contenant du radon 226, du thorium 230 et de l’uranium 234, 235 et 238 ; 200.000 mètres cubes de stériles contenant de l’uranium, en partie contaminés par les infiltrations des bassins non revêtus de membrane à l’origine ; etc.) ; bassins B7, B8, B9, B10, B11, B12 d’évaporation des solutions nitratées (373.559 mètres cubes de solutions nitratées contenant du technetium 99, du radon 226, du thorium 227 et 232 et de l’uranium 234 et 238) ; bassin de régulation isolé contenant 60.000 mètres cubes de boues sédimentées en fond de bassin.

  • Source : Inventaire national des matières et déchets radioactifs, p. 444



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