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Pour jouer au football, rien ne vaut une bonne dictature

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA) a jugé en avril que le système démocratique compliquait l’organisation des coupes du monde de football. Une déclaration qui prend un relief saisissant alors que le mouvement social au Brésil est parti notamment des dépenses démesurées engagées pour la Coupe du monde de 2014.


La démocratie peut représenter un obstacle à l’organisation de grands événements sportifs internationaux comme la Coupe du monde de football, a estimé mercredi 24 avril Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa.

Le Français a imputé en partie les difficultés d’organisation rencontrées pour le Mondial 2014 au Brésil aux différents échelons administratifs du pays hôte. Jérôme Valcke a ajouté que selon lui, la Russie du Président Vladimir Poutine offrait des conditions a priori plus favorables en vue de la Coupe du monde 2018.

« Je vais dire quelque chose de fou, mais un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde », a-t-il dit lors d’une conférence au siège de la Fifa à Zurich. « Quand on a un homme fort à la tête d’un Etat qui peut décider, comme pourra peut-être le faire Poutine en 2018, c’est plus facile pour nous les organisateurs qu’avec un pays comme l’Allemagne où il faut négocier à plusieurs niveaux. » Le dirigeant français a évoqué le cas du Brésil, où « le système politique est divisé en trois niveaux, fédéral, régional et municipal ».


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