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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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L’évaluation des OGM en question


Inf’OGM a le plaisir de vous annoncer qu’un livret qui fait le point
sur l’évaluation des OGM paraîtra fin octobre :

L’ÉVALUATION DES OGM EN QUESTION

La question des OGM reste enfermée dans des controverses
conflictuelles qui masquent largement l’essentiel du problème, cette
partie hors du champ de la technique conditionnant notre futur. Pour
régler cette question technique, afin de pouvoir passer à autre chose
de plus intéressant et important, Inf’OGM a pris le parti d’éplucher
quelques dossiers et de comparer les positions des experts lorsqu’ils
sont en position de scientifiques et lorsqu’ils sont en position
d’experts, pour montrer leurs contradictions.

D’autant que l’Agence
européenne de sécurité des aliments (AESA), interrogée pendant
plusieurs années sur l’innocuité du maïs MON810, a finalement
répondu à côté de la question, admettant implicitement ses
faiblesses. -

Concrètement... Tri des données, en ne retenant que celles qui sont
favorables à l’industriel, puissance des tests statistiques si faible
qu’on ne peut pratiquement rien voir (ce qui est pratique lorsqu’on ne
VEUT rien voir), affirmations dépourvues de bases scientifiques,
réponse malhonnête de l’AESA aux élus et ministres qui s’inquiètent
de ces anomalies, conclusion d’innocuité basée sur « le poids de
l’évidence »
, qui signifie qu’aucune donnée ne vient réellement
étayer la conclusion ; test mis au point par Monsanto et imposé par
l’ILSI qui montrerait, s’il était appliqué dans ce domaine et en
suivant les raisonnements de l’AESA, qu’il serait très improbable que
le choléra puisse être pathogène pour l’homme.

Bref, rien que de la
« Science Saine », comme les experts européens aiment à qualifier
leur activité.

« Vous mettez en avant la Science », dit Inf’OGM, « eh bien
faites-en vraiment, en en suivant les règles élémentaires »
. Pendant
ce temps, les militants s’occuperont d’autre chose, quelque chose dont
ils n’ont été que trop distraits par l’enfermement du débat, voulu
par l’industrie et certains politiques, dans la seule question
sanitaire.

Dans sa conclusion, Inf’OGM rappelle que les enjeux, maintenant,
s’inscrivent dans le changement en cours du contexte culturel et
éthique.

.....................................................

L’auteur, Frédéric Jacquemart est docteur en médecine, spécialiste de
biologie médicale et docteur ès sciences. Il est le président
fondateur du GIET (Groupe International d’Etudes Transdisciplinaires),
copilote de la mission biotechnologies de France Nature Environnement
(FNE) et préside Inf’OGM, veille citoyenne d’information sur les OGM,
depuis 2010.

« Expertise des OGM : l’évaluation tourne le dos à la science »,
édition Inf’OGM, octobre 2012, A4, 60 pages, 6 euros.


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