Les déboulonneurs vont mener une action de désobéissance civile extraordinaire contre le système publicitaire

Durée de lecture : 3 minutes

22 novembre 2012 / Les Déboulonneurs


Samedi 24 novembre 2012 - Rendez-vous à 15 heures
à la sortie n° 1 du métro Havre-Caumartin (lignes 3 et 9).
[Note des désos : les déboulonneurs font l’action, le public fait l’événement]

Invités : Fanfare Invisible + Eglise de la Très Sainte Consommation

Le Collectif des déboulonneurs, présent dans toute la France, lutte contre le système publicitaire au moyen d’actions directes non-violentes et conviviales principalement de désobéissance civile ou éthique.

Le 24 novembre aura lieu à Paris une action d’envergure en réponse à la surpublicité qui envahit chaque jour un peu plus l’espace public. Les écrans publicitaires qui se multiplient dans le métro vont bientôt faire leur apparition massive dans la rue.
Votre présence à toutes et tous est importante pour soutenir les barbouilleurs lors de cette action.

Pourquoi lutter contre le système publicitaire dans l’espace public ?

Le système publicitaire est un puissant groupe de pression qui organise la surpublicité dans les espaces publics sans notre consentement. C’est d’abord une agression visuelle, un matraquage, une sollicitation permanente.

Et derrière ces images se cachent des procédés de manipulation pour nous faire surconsommer, la promotion de produits issus de l’exploitation de ressources naturelles et de personnes, source de pollutions, la diffusion de normes publicitaires valorisant le sexisme, la concurrence, la compétition, la vitesse, l’individualisme.

Le Collectif des déboulonneurs défend la liberté de réception. Être libre d’aller vers un message commercial plutôt que le message ne s’impose à nous, voilà comment se traduit la liberté de réception. Le Collectif des déboulonneurs demande une réduction des affiches au format de 50 x 70 cm pour assurer cette liberté.

De nouveaux dispositifs

Les écrans publicitaires, actuellement installés dans le métro parisien et qui commencent à apparaître aux bords des routes, vont bientôt envahir le paysage. Le gouvernement et le parlement ont systématiquement refusé d’aborder la question des nouvelles techniques publicitaires lors des travaux du Grenelle II.

Agression publicitaire supplémentaire, pollution visuelle accrue, libertés individuelles bafouées (capteurs espions analysant les passants) et aberration écologique (consommation énergétique de trois foyers moyens, émission de 10 fois plus de CO2 qu’une affiche 4 × 3) : ce type de dispositif doit purement et simplement être interdit. Nous n’en voulons ni dans le métro, ni ailleurs.

Nous demandons :

- à la RATP, de retirer tous les écrans numériques actuellement déployés et d’engager une réelle concertation sur la place de la publicité dans ses couloirs. L’objectif de dispositifs de 2 m2 supportant des affiches de 50 × 70 cm est parfaitement réaliste en sous-sol comme en surface (voir par exemple les affiches pour les spectacles de théâtre). Prenons exemple sur le métro de Stockholm ;

- à la mairie de Paris, de revoir son projet de règlement local et de faire de la “Ville lumière” un exemple mondial, au même rang que São Paulo (Brésil), pour ses rues dépolluées, en appliquant les revendications de notre collectif (dispositifs de 2 m2, affiches de 50 × 70 cm, pas d’utilisation d’énergie, contrainte de densité) ;

- au gouvernement, de rédiger des décrets qui protègent réellement les paysages et notre liberté de réception en imposant un format maximal de 2 m2 pour les dispositifs publicitaires ;

- aux élus locaux, de remédier aux dérives du Grenelle en instaurant des règlements locaux de publicité interdisant les écrans numériques et limitant drastiquement les publicités sur bâche, ou, à défaut, en refusant systématiquement toute demande d’autorisation pour de tels dispositifs.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Courriels à Reporterre des Déboulonneurs

Lire aussi : Les Reposeurs attaquent la publicité avec des papillons

6 juillet 2019
Reporterre sur Radio Suisse : Amazon, ça suffit
Hors les murs
27 juillet 2019
Quand une coopérative ouvrière relance la culture locale du tilleul
Alternative
27 juillet 2019
Les rendez-vous festifs, écolos et militants du mois d’août
Info




Du même auteur       Les Déboulonneurs