A Bonn, les négociations climat s’achèvent, l’incertitude américaine demeure

19 mai 2017

Les délégués climat du monde entier concluaient jeudi 18 mai à Bonn dix jours de négociations, bousculées mais bel et bien menées, sur fond d’incertitudes que l’administration Trump fait peser sur le sort de l’accord de Paris contre le réchauffement de la planète.

Entamé dans la crainte que les hésitations américaines démotivent les négociateurs voire créent un effet domino sur certains pays, ce round se termine sur une volonté exprimée de « rester positifs ». « L’esprit est bon. Il y a des débats : certains comme l’UE veulent plus de rigueur sur l’application de l’accord, d’autres plus de souplesse... Mais il n’y pas eu les graines du blocage souvent vues dans le passé », avant l’adoption fin 2015 de l’accord mondial contre le réchauffement, note David Levai, ancien négociateur français, aujourd’hui à l’Institut du développement durable à Paris. « Ce contexte américain crée une forme de solidarité : on fait bloc, c’est un peu comme “l’effet pack” en rugby », dit-il.

Techniques, les débats ont surtout porté sur de la procédure autour des règles d’application de l’accord de Paris. Rien de tangible n’est sorti sur le fond de ce « mode d’emploi de l’accord » que les négociateurs ont jusqu’en 2018 pour préciser. En attendant, le processus climatique reste de fait suspendu à la décision de Donald Trump, qui semble désormais hésiter, après avoir promis pendant sa campagne qu’il retirerait son pays de cet accord présenté par lui comme un « canular » fomenté par les Chinois. A Bonn, la délégation américaine elle-même, réduite à son minimum historique selon les observateurs admis dans ces sessions à huis clos, est restée tout ce temps en attente d’instructions. « Leur chef est un négociateur expérimenté. Il a répété “notre position est en train d’être ré-étudiée” », a dit la responsable climat de l’ONU Patricia Espinosa.

Tous les regards sont désormais tournés vers les sommets du G7 des 26 et 27 mai, et du G20 début juillet en Allemagne.




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