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658 000 arbres rasés pour le projet d’aéroport d’Istanbul‏


Istanbul envisage de construire un troisième aéroport dans le nord de la ville, à proximité du lac Terkos près de la mer Noire. Celui-ci comportera six pistes et une capacité annuelle de 150 millions de passagers, selon Binali Yildirim, ministre des Transports. Un désastre écologique puisqu’il engendrera la destruction d’une forêt vierge ancienne et l’abattage de pas moins de 658.000 arbres.

Cet aéroport sera capable de dépasser le débit des passagers des plus grands aéroports existants, il deviendra donc un lieu de passage majeur. Seulement, un rapport du ministère de l’Environnement critique ce projet dont l’impact environnemental engendrera la mort d’un demi-million d’arbres, couvrant dix espèces différentes.

Le site comprend une végétation dense qui agit comme un puits de carbone naturel pour la ville d’Istanbul. Le développement de l’aéroport et la déforestation qui y sera associée vont interrompre ce cycle naturel et va augmenter considérablement la pollution atmosphérique régionale. C’est que les forêts tirent du CO2 de l’atmosphère dans le cadre de la photosynthèse et permettent donc de nettoyer une partie de la pollution atmosphérique.

La déforestation à grande échelle détruit ce stockage naturel du carbone et libère des quantités anormales de CO2 dans l’atmosphère. Le rapport ajoute que la construction de cet aéroport causera des dommages irréversibles sur la forêt et les écosystèmes aquatiques de la région.

« La zone prévue pour le projet compte 7.650 hectares alors que la superficie forestière est de 6.172 hectares. 1.180 hectares y sont utilisés pour l’exploitation minière, 660 hectares constituent un lac, 236 hectares sont consacrés au pâturage et 60 hectares sont réservés à des activités agricoles. Il y a 2.513.341 arbres dans la région : des pins maritimes, des pins parasol, des pins noirs, des pins de Calabre, des chênes, des charmes, des frênes, des tilleuls, des érables et de cèdres ».

Le rapport indique qu’il existe 70 espèces animales vivant dans la forêt, et avertit que l’aménagement proposé va détruire la végétation et les caractéristiques naturelles de la région. Sans oublier l’augmentation de la circulation et l’urbanisation autour de l’aéroport qui vont engendrer pollution et perte d’habitat.

Istanbul dispose déjà de deux aéroports internationaux : Ataturk sur la rive européenne (37 millions de passagers annuels) et Sabiha Gokcen à l’Est (13 millions de passagers annuels).


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