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L’extrême droite française participe à un sommet « antiwoke » et « anticlimat » à Londres

Cet événement, ici en 2024, est sponsorisé par de grandes fortunes pétrolières et des industries pharmaceutiques.

Les représentants de l’extrême droite française se sont donné rendez-vous du 23 au 25 juin à Londres pour assister à l’Alliance for Responsible Citizenship (ARC), un sommet international des élites « antiwoke » et « anticlimat », révèle l’Observatoire des multinationales. Depuis 2023, cet événement sponsorisé par de grandes fortunes pétrolières et des industries pharmaceutiques réunit la fine fleur des groupes de pression réactionnaires étasuniens et européens et des personnalités climatosceptiques internationales. Son objectif : nouer des liens entre les conservateurs de tous pays.

L’Observatoire des multinationales a consulté la liste des Françaises et Français présents cette année à Londres : on retrouve parmi eux l’eurodéputée Marion Maréchal, les collaborateurs parlementaires des députés du Rassemblement national Julien Odoul, Gérault Verny et Nicolas Bay, de jeunes conseillers municipaux de droite, plusieurs membres de SOS Chrétiens d’Orient, des représentants du groupe de réflexion réactionnaire Institut pour la justice, ou encore Arnaud Rérolle, le directeur du projet Périclès du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin. Tous ont payé un billet d’entrée équivalent à 1 730 euros pour assister aux conférences.

Ils pourront écouter Kevin Roberts, le président de la Heritage Foundation, un groupe d’influence qui a soufflé son programme politique à Donald Trump ; Rod Dreher, le mentor du vice-président étasunien JD Vance ; ou encore Sarah B. Rogers, sous-secrétaire d’État des États-Unis à la diplomatie publique et aux affaires publiques, qui finance des groupes de réflexion réactionnaires pour professer le trumpisme en Europe.

L’année dernière, Paul Marshall, l’un des cofondateurs de l’ARC, avait pourfendu les politiques climatiques, dénonçant que les pays du monde entier étaient « contaminés par un zèle idéologique » qui allait sacrifier la prospérité économique. Cette année, la première conférence de l’ARC s’est ouverte alors que 37 °C étaient attendus à Londres, pointe l’Observatoire des multinationales.

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