Plus de 60 °C sur un toboggan : Paris n’est pas adaptée aux fortes chaleurs, dénonce Greenpeace
Plus de 60 °C ont été relevés par Greenpeace sur des jeux pour enfants dans plusieurs squares de la capitale. (Photo d'illustration) - Pexels/CC/Joaquin Carfagna
Plus de 60 °C ont été relevés par Greenpeace sur des jeux pour enfants dans plusieurs squares de la capitale. (Photo d'illustration) - Pexels/CC/Joaquin Carfagna
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L’école est finie… mais à Paris, les lieux fréquentés par les tout-petits pendant les vacances scolaires restent mal adaptés aux fortes chaleurs. Les 9 et 10 juillet, l’association Greenpeace France a mesuré, à l’aide d’une caméra thermique, la température des surfaces de différents lieux de la capitale : crèche, squares, places, gare ou encore logement sous les toits.
Les résultats sont sans appel : 37 °C ont été relevés dans une crèche du 12e arrondissement dont les vitres sont exposées au soleil, 30 °C sur un lit de bébé et plus de 60 °C sur des jeux pour enfants dans plusieurs squares. Les matériaux comme le bitume et le béton emmagasinent et restituent la chaleur, ce qui explique en partie les températures plus élevées en ville.
Pour l’association, ces données mettent en évidence l’inadaptation de la capitale aux épisodes de chaleur et les risques encourus par les habitants, notamment les enfants. D’autant que ces derniers sont particulièrement vulnérables à la déshydratation, à l’épuisement dû à la chaleur et au stress thermique, leur mécanisme de thermorégulation face aux températures extrêmes étant moins efficace que celui des adultes.
« Les images thermiques que nous avons réalisées montrent la réalité vécue par des millions de personnes, explique dans un communiqué Lorelei Limousin, chargée de campagne climat et énergies fossiles à Greenpeace France. Nos villes, nos logements et nos équipements publics ne sont pas adaptés au climat d’aujourd’hui et de demain. »
Pour protéger les populations lors des canicules, « il faut sortir des énergies fossiles » et « mieux taxer » les profits des multinationales pétrogazières afin de couvrir « une partie au moins des financements nécessaires à l’adaptation des villes, des logements et des bâtiments publics », selon l’association.