Des traces d’acétamipride dans le Nutella et des miels importés
Pour Nutella, l’analyse fait apparaître des traces de huit néonicotinoïdes différents. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Janine
Pour Nutella, l’analyse fait apparaître des traces de huit néonicotinoïdes différents. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Janine
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Ils sont partout. Des traces d’acétamipride et d’autres néonicotinoïdes ont été retrouvées dans le Nutella et des miels importés, selon un rapport de l’association Agir pour l’environnement avec l’Union nationale de l’apiculture française, publié le 13 juillet.
Les analyses révèlent toutefois une contamination très inférieure des miels français — en particulier ceux issus de l’agriculture biologique — par rapport aux miels importés. Un miel composé d’un mélange moldave et bulgare vendu chez Leader Price concentre ainsi jusqu’à 5 371 nanogrammes (ng) de six néonicotinoïdes, contre à peine 7 ng pour un miel bio français vendu par Carrefour.
« L’interdiction des néonicotinoïdes en France semble ainsi avoir pour effet de réduire très significativement la présence de néonicotinoïdes dans les miels français et biologiques », souligne le communiqué d’Agir pour l’environnement, alors que les sénateurs poussent pour réautoriser l’acétamipride.
Côté Nutella, l’analyse des deux pâtes à tartiner de la marque (classique et végétale) fait apparaître des traces de huit néonicotinoïdes différents, jusqu’à 849 ng de sept néonicotinoïdes dans la version végétale. Des résultats probablement liés au fait que le groupe Ferrero importe 90 % des noisettes de Turquie et d’Italie, « pays où les réglementations sur les néonicotinoïdes ne sont pas aussi protectrices qu’en France », précise le rapport.
« Au regard de l’imprégnation généralisée par les néonicotinoïdes », Agir pour l’environnement demande un moratoire européen sur ces substances toxiques. Le projet de loi d’urgence agricole — qui contient la possible réautorisation de l’acétamipride — pourrait être définitivement adopté cette semaine.