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Des PFAS dans les fraises : 6 échantillons sur 10 cultivés en Europe contaminés

L'étude, qui porte sur 41 échantillons prélevés dans onze pays, montre aussi que 56 % d'entre eux étaient contaminés par un pesticide faisant partie des « plus dangereux ».

Près de 6 échantillons de fraises cultivées en Europe sur 10 sont fortement contaminés par des PFAS provenant de pesticides. C’est le résultat inquiétant d’une enquête menée par Pesticide Action Network (PAN) Europe publiée le 7 juillet. L’étude, qui porte sur 41 échantillons (majoritairement en conventionnel) prélevés dans onze pays, montre aussi que 56 % d’entre eux étaient contaminés par un pesticide faisant partie des « plus dangereux » dont l’Europe doit se passer depuis 2011. Enfin, plus des trois quarts des fraises cultivées en conventionnel contenaient au moins un résidu de pesticides.

« Les pesticides les plus fréquemment identifiés sont le fludioxonil et le cyprodinil, deux perturbateurs endocriniens identifiés comme tels et qui auraient dû de ce fait être automatiquement interdits au niveau de l’Union européenne », écrit PAN Europe. Il dénonce plus largement, l’incapacité des autorités de régulation à protéger la santé de la population.

« Au lieu de se plier aux exigences de l’industrie des pesticides, la Commission européenne, le Parlement et le Conseil devraient s’attacher à mieux appliquer les règles existantes, plutôt que de les affaiblir », assure Martin Dermine, directeur exécutif de PAN Europe.

Lire aussi : L’Union européenne dégaine un outil « trumpien » contre les règles environnementales

Il alerte sur la proposition législative Omnibus, actuellement en discussion à Bruxelles, sur la sécurité des denrées alimentaires. Elle vise à déréglementer encore l’usage des pesticides sur le Vieux Continent, Pour Martin Dermine, il s’agit d’un « scandale » et d’une « trahison envers les citoyens, en particulier les groupes vulnérables tels que les enfants et les femmes enceintes ».

L’ONG alerte sur la forte consommation de ce fruit très apprécié, d’autant plus que l’effet « cocktail » sur la santé des mélanges de molécules dangereuses n’est pas pris en compte par les autorités réglementaires. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), chargée depuis 2005 d’élaborer une méthodologie pour les évaluer, n’en a toujours pas été capable vingt-et-un ans plus tard.

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