La consommation de bio à la hausse, mais le nombre de fermes engagées recule
Un panier bio de l'exploitation agricole de Suscinio (Finistère) en 2018. (Photo d'illustration) - Wikimedia Commons/ CC BY-SA 4.0 / J-Cabioch
Un panier bio de l'exploitation agricole de Suscinio (Finistère) en 2018. (Photo d'illustration) - Wikimedia Commons/ CC BY-SA 4.0 / J-Cabioch
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La bio est-elle sortie de l’ornière ? C’est ce que veut croire l’Agence bio, qui a présenté le 16 juin les chiffres de la consommation et de la production de bio en France pour 2025.
Premier constat, la baisse de la consommation de produits bio est enrayée. Les mangeurs achètent plus de bio : « Le marché français de la consommation bio atteint 12,6 milliards d’euros, en hausse de + 3,6 % par rapport à 2024, se réjouit l’Agence. Les ventes des produits bio ont progressé en valeur dans l’ensemble des circuits [magasins spécialisés, vente directe, grande distribution, restauration hors domicile], avec un retour de croissance des ventes de bio en grande distribution pour la première fois depuis 2021. »
En revanche, au niveau des fermes le tableau est plus sombre. « Le nombre de fermes engagées en agriculture bio recule pour la première fois, de 1,3 %, portant le nombre d’exploitations à 61 159 », constate l’institution. Tout en essayant de relativiser cette baisse : « La filière bio perd cependant moins de fermes que l’agriculture dans son ensemble (- 3,6 %). »
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Ces données sont interprétées de manière bien moins positive par l’association Agir pour l’environnement, qui souligne que « pour la troisième année consécutive, la surface agricole bio a de nouveau régressé de 1,1 % en perdant 30 737 hectares ». Soit en tout 129 593 hectares de bio en moins depuis trois ans, a calculé l’association. Elle dénonce « un échec patent de la politique du gouvernement », et demande une loi de soutien à l’agriculture biologique.
Ceci alors que l’Agence a été menacée de disparition, a vu ses crédits rabotés et sa directrice Laure Verdeau licenciée en début d’année.
Face à ce contexte politique délicat, le président de l’Agence bio Bruno Martel est donc plus prudent dans son expression : « Ces signaux positifs envoyés par les consommateurs doivent impérativement se transformer en une dynamique de production. L’urgence est de redonner confiance à nos producteurs pour surmonter les difficultés rencontrées ces dernières années sur le terrain », écrit-il dans le communiqué de presse.