La Suisse condamnée pour avoir refusé de donner des repas véganes à des prisonniers
La Cour européenne des droits de l'Homme a estimé que le véganisme constituait une « liberté fondamentale ». - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Francis Robert
La Cour européenne des droits de l'Homme a estimé que le véganisme constituait une « liberté fondamentale ». - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Francis Robert
Durée de lecture : 1 minute
La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné, jeudi 16 juillet, la Suisse pour avoir refusé sans produits d’origine animale à deux détenus, malgré leurs convictions antispécistes.
Par six voix contre une, les juges de Strasbourg ont reconnu l’antispécisme comme une conviction philosophique protégée par « la liberté de pensée, de conscience et de religion » et considèrent que le véganisme constitue une liberté fondamentale.
« L’élargissement du droit acté par cet arrêt de la CEDH invite à accélérer le changement vers de vrais repas entièrement végétaux », a affirmé l’Association végétarienne de France (AVF), dans un communiqué de presse.
Les deux militants antispécistes avaient été arrêtés pour avoir participé à des actions de dégradation de biens. L’un a été placé en détention provisoire pendant près d’un an, alors que l’autre a été interné dans un hôpital psychiatrique pendant deux mois. Dans son arrêt, la CEDH souligne que les deux institutions, malgré certains aménagements, ont échoué à fournir une alimentation entièrement végane.
Pour l’AVF, qui avait porté devant la CEDH le cas de l’un des deux détenus, ce jugement est « décisif pour de nombreuses personnes » qui n’auront plus à choisir entre respect de leurs convictions et santé.
La Cour invite désormais les 46 États membres du Conseil de l’Europe à garantir, dans toute la mesure du possible, l’exercice effectif des pratiques véganes, notamment par l’accès à une alimentation végétale.