Incendies en Espagne : le Premier ministre Pedro Sánchez appelle à un « pacte d’État » sur l’urgence climatique
Pedro Sánchez lors d'un déplacement à Cenicientos, village situé dans une zone sinistrée, à 80 km à l'ouest de Madrid. - Capture d’écran / X
Pedro Sánchez lors d'un déplacement à Cenicientos, village situé dans une zone sinistrée, à 80 km à l'ouest de Madrid. - Capture d’écran / X
Durée de lecture : 2 minutes
Un « grand pacte d’État » sur l’urgence climatique : c’est ce qu’a proposé le Premier ministre espagnol de gauche, Pedro Sánchez, à l’ensemble des acteurs politiques, et notamment au principal parti de l’opposition, le Parti populaire (PP) du libéral—conservateur Alberto Núñez Feijóo. Cette initiative vise à renforcer les moyens et à améliorer la coordination entre régions face aux catastrophes environnementales.
Cette proposition a été faite alors que l’Espagne fait face à des feux d’une rare intensité. Aux portes de Madrid et de Valence, les flammes ont englouti plus de 83 000 hectares, et conduit à l’évacuation de 82 000 habitants. D’après la ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, le feu en cours à une soixantaine de kilomètres de la capitale serait le « plus grand de l’histoire de l’Espagne ».
Renforcer la politique de prévention
Au total, plus de 176 000 hectares ont été carbonisés entre le 1er janvier et le 22 juillet (soit cinq fois la moyenne enregistrée à cette période de l’année), selon les données du Système européen de surveillance des feux de forêt (Effis). 357 feux de plus de 30 hectares ont déjà été dénombrés en 2026 : du jamais-vu dans le pays depuis au moins vingt ans.
Pedro Sánchez appelle de ses vœux ce « pacte d’État » depuis l’été 2025, qui avait, lui aussi, été marqué par des incendies « de sixième génération ». L’idée de ce pacte est de renforcer la politique de prévention du pays, jugée « clairement insuffisante ». Pedro Sánchez souhaite notamment parvenir à ce que les communautés autonomes (dont certaines sont gouvernées par le PP, en coalition avec le parti d’extrême droite et climatosceptique Vox) engagent du personnel chargé de la lutte contre les incendies et de la conservation tout au long de l’année. Il appelle également à la création d’une Agence nationale des urgences.
La ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, s’est dite « optimiste » quant à la négociation de ce pacte, qui devrait avoir lieu à l’automne. « Il faut rafraîchir le climat politique. Nous ne faisons qu’un », a réagi Alberto Núñez Feijóo.