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A Berlin, le projet d’aéroport patauge dans les grandes largeurs

Durée de lecture : 2 minutes

8 janvier 2013 / Thibault Madelin (Les Echos)

L’Allemagne connait aussi les grands projets inutiles. Le nouvel aéroport de Berlin voit son calendrier et son budget déraper, créant une crise politique locale.


Correspondant à Berlin

Le fiasco de l’aéroport de Berlin fait ses premières victimes politiques. Lundi 7 janvier, le maire de Berlin, Klaus Wowereit, a annoncé sa démission de la présidence du conseil de surveillance du nouvel aéroport international de la ville après avoir confirmé un cinquième retard. Ce baron du parti social-démocrate (SPD) restera membre du conseil. Malgré les appels de l’opposition locale, il a refusé de démissionner de son mandat de ministre-président de la capitale allemande.

Il sera remplacé à la présidence du conseil par Matthias Platzeck, ministre président du Land de Brandebourg, actionnaire du projet aux côté de la ville-Etat de Berlin et de la République fédérale. Signe de la tension qui règne autour du sujet, celui-ci va toutefois demander un vote de confiance au parlement régional cette semaine.

Klaus Wowereit a été vivement critiqué pour les retards accumulés par le chantier de l’aéroport Willy Brandt, devenu un symbole de l’échec de grands projets allemands. La nouvelle installation aurait dû ouvrir en 2011. L’inauguration a d’abord été repoussée à juin 2012, puis à mars 2013, puis à octobre 2013. Lundi, le gestionnaire du projet a indiqué que l’ouverture aura lieu « au plus tôt » en 2014. « Ce n’est actuellement pas possible de fixer une date », s’est excusé Klaus Wowereit.

La facture attendue en hausse

Le budget a lui aussi sérieusement dérapé . Initialement prévu pour environ 3 milliards d’euros, le projet se chiffre aujourd’hui à plus de 4,3 milliards d’euros. Lundi, le porte-parole du ministère fédéral des Transports n’a pas exclu que la facture monte avec ce nouveau retard. « La situation est très sérieuse », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse du gouvernement.

Klaus Wowereit, réputé pour son goût prononcé des fêtes nocturnes, n’est pas la seule victime du fiasco, et quand bien même son sacrifice est d’abord et avant tout symbolique. Rainer Schwarz, le patron de la société de projet, devrait quant à lui être relevé de ses fonctions lors de la prochaine réunion du conseil de surveillance, le 16 janvier, a indiqué le maire de Berlin lors d’une rencontre avec la presse.



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Source : Les Echos

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