A Notre Dame des Landes, la police contrôle l’enquête publique

Durée de lecture : 1 minute

18 novembre 2010 / Acipa


Mercredi 17 novembre 2010, les opposants au projet de nouvel aéroport se sont rassemblés comme annoncé, près du bungalow B à Notre Dame des Landes, pour la permanence de la commission chargée des enquêtes publiques concernant l’aménagement foncier lié au projet d’aéroport.

Ils ont rappelé que cette enquête publique ne correspond pas à ce qui a été accepté par la profession agricole, à savoir un aménagement foncier pour améliorer l’outil agricole qui soit pensé sur la totalité des surfaces sans en exclure aucune (projet d’aéroport et barreau routier).

Cette enquête est bel et bien liée au projet d’aéroport que la population refuse.

Les opposants souhaitaient cependant pouvoir écrire leurs remarques sur les registres mais ils ont eu beau attendre leur tour dans le calme, après avoir laissé quelques personnes entrer - encadrées par des gendarmes mobiles - cet accès même a été refusé ! Les forces de l’ordre, en surnombre, filtraient l’accès et sélectionnaient les « bons citoyens » autorisés à pénétrer dans le bungalow ! Les personnes présentes ont même dû subir un jet de gaz lacrymogène sans sommation.

Aujourd’hui encore, les commissaires enquêteurs sont repartis sous haute protection policière et sous les huées des manifestants.

L’ACIPA dénonce l’emploi de forces de l’ordre totalement disproportionnées pour encadrer cette enquête et demande au préfet de l’invalider puisque les simples citoyens n’y ont pas accès !

L’ACIPA renouvelle son appel à rassemblement pour le lundi 22 novembre, 3e jour de présence des commissaires enquêteurs, même lieu, mêmes heures et assure que la mobilisation ne fera qu’augmenter contre ce projet inqualifiable !



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Source : http://acipa.free.fr/Plus/Actualite...

Ecouter aussi : Pourquoi s’opposer au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes ? http://www.reporterre.net/spip.php?...

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