Au Chili, un projet de centrale thermique est annulé

Durée de lecture : 2 minutes

14 mars 2012 / AFP


SANTIAGO - La justice chilienne a donné mercredi 8 mars un coup d’arrêt à un projet de centrale thermique de 2.350 mégawatts par le groupe brésilien MPX sur le littoral nord, projet fortement contesté par les écologistes.

La Cour d’appel d’Antofagasta (nord), saisie par des opposants à la centrale - des habitants et pêcheurs de Totoral -, a invalidé le feu vert qu’avait donné en février 2011 au projet Castilla la Commission de l’environnement de la région d’Atacama (Corema).

La Corema avait estimé après maintes évaluations que le projet de centrale Castilla répond aux normes environnementales.

Dans son arrêt, la Cour d’appel relève des illégalités dans le processus qui a mené au feu vert et soulève notamment la polémique de 2010, lorsque le secrétaire régional de la Santé avait modifié de contaminant à gênant le verdict d’une étude d’impact sur la centrale. Il avait ensuite démissionné.

Le jugement signifie de fait la paralysie du projet, dans l’attente d’un recours vraisemblable devant la Cour suprême par ses promoteurs.

La centrale Castilla, un investissement de 4,4 milliards de dollars, qui utilisera fioul et charbon, est présentée par ses promoteurs et opposants comme le plus grand projet de ce type en Amérique du Sud.

Elle doit s’implanter, ainsi qu’un terminal charbonnier, dans la zone de Punta Cachos, à 800 kilomètres de la capitale Santiago, que les écologistes considèrent comme une réserve de flore et de faune, avec manchots et tortues marines.

L’ONG Oceana a salué le jugement comme une victoire, un répit qui donne au Chili l’occasion d’éviter l’erreur de construire la centrale thermoélectrique à charbon la plus grande d’Amérique du Sud, particulièrement dans une région, le nord, où énergies solaire et éolienne sont disponibles en abondance.



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Source : Romandie News

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