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Au Japon, la chasse à la baleine ne paie plus

En raison de l’obstruction en mer des écologistes, la flotte baleinière japonaise est rentrée au port avec un tableau de chasse très inférieur à ses prévisions.


TOKYO - Le Japon a annoncé vendredi 9 mars la fin de sa campagne annuelle de pêche à la baleine dans l’Antarctique, avec un tiers seulement du nombre de cétacés qu’il comptait capturer, en raison des actes de sabotage des militants écologistes.

L’Agence des pêches nippone a indiqué que la flotte avait pris le chemin du retour comme prévu, mais a reconnu que les prises avaient été bien inférieures aux objectifs fixés.

Les baleiniers, partis du Japon en décembre, ont capturé 266 baleines de Minke et un rorqual, a précisé l’Agence, soit moins d’un tiers des quelque 900 cétacés qu’ils comptaient tuer pendant cette saison de pêche.

Les prises ont été inférieures à ce qui avait été prévu en raison des conditions climatiques et des actes de sabotage perpétrés par des militants, a-t-elle expliqué. Il y a eu incontestablement des campagnes de sabotage derrière ces chiffres.

Les militants de l’association de défense de l’environnement Sea Shepherd, basée aux Etats-Unis, ont poursuivi comme chaque année les baleiniers nippons à bord de leurs propres navires pour empêcher la capture des cétacés, en lançant des bombes puantes et en bloquant les hélices à l’aide de filins.

L’an dernier, le Japon avait été contraint d’interrompre prématurément sa campagne de pêche à cause du harcèlement des militants écologistes, après avoir capturé seulement 172 baleines, soit un cinquième de son objectif.

Officiellement, les activités de la flotte nippone dans l’Antarctique sont destinées à la recherche scientifique, une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986.

Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone, sans cacher que la viande de baleine termine sur les étals.


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