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24 octobre 2013 à 09h04Mis à jour le 10 mars 2015 à 09h23
Durée de lecture : 1 minute
Il y a vingt ans, Jean-Marie Pelt publiait avec un franc succès son Tour du monde d’un écologiste. Il remet ici ses pas dans les siens, non plus cette fois pour dénoncer les déprédations subies par la planète, mais pour nous faire partager l’émerveillement du savant face à l’infinie diversité de sa parure végétale, liée à la disparité des sols et des climats rencontrés.
Son périple le conduit de l’Afghanistan à l’ensemble du Proche et Moyen-Orient où il cherche en vain la trace des roses d’Ispahan, de l’Afrique subsaharienne où, curieux du vaudou, il fait connaissance avec les pouvoirs des plantes hallucinogènes, à ces
précieuses réserves que constituent les îles et archipels, des Seychelles aux Maldives, de Maurice aux Canaries, avant de rentrer, tel Ulysse, dans son pays des trois frontières, à deux pas de Schengen, où un « gisement d’orchidées » unique par la richesse de ses espèces donne l’occasion au botaniste d’épiloguer sur les moeurs comparées de ces étranges végétaux et de ce non moins singulier animal qu’est l’homme.
À quatre-vingts ans passés, plus « vert » que jamais, Jean-Marie Pelt, « l’homme qui aimait les plantes », livre là toute la mémoire de ses savoirs et de ses émerveillements face à une nature dont il s’est fait l’inlassable défenseur.
Carnets de voyage d’un botaniste, Jean-Marie Pelt, Franck Steffan, Editions Fayard, 252 pages, 18 euros.