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Center Parc prépare le saccage d’une forêt d’Isère

Au nom de « l’emploi », une ville nouvelle touristique pourrait être créée en Isère, artificialisant bois et campagne.


Les pouvoirs publics ont décidé de soutenir le projet de construction d’un Center Parcs à Roybon (Isère). Le Conseil régional a accordé une aide de 7 millions d’euros, tandis que le Conseil général devrait porter son aide à hauteur de 15 millions d’euros.

« Après deux ans et demi d’implication personnelle, de mobilisation locale et de contacts à Paris, je confirme que le plan financement du projet de Center Parcs des Chambarans est bouclé », affirme le président du Conseil général de l’Isère. André Vallini a su profiter de sa stratégie mise en place il y a un peu plus d’un an. À ce moment-là, il avait demandé le soutien du Conseil général en lui demandant de le mandater « pour engager les négociations en vue de définir le niveau de soutien du Conseil général de l’Isère ». À une abstention près, l’ensemble des conseillers généraux (Verts, droites et gauches confondus) ont voté ce soutien et donné par conséquent le mandat à André Vallini pour engager les négociations avec l’industriel du tourisme.

Ce soutien se traduit aujourd’hui par une aide qui représenterait 8 millions d’euros pour les équipements nécessaires à l’accès, à l’alimentation en eau et à l’assainissement de cette ville nouvelle de près de 5000 habitants sans cesse renouvelés, et par un beau cadeau de 7 millions d’euros pour aider les investisseurs à acheter les 1021 bungalows à 250 000 euros chacun (soit au total le prix de 28 bungalows).

La raison principale pour laquelle les élus aient voulu soutenir ce projet de la société Pierre & Vacances serait la création de 700 emplois dans ce Center Parcs.

Mais la destruction des Chambarans par sa transformation en zone touristique avec l’abattage d’une partie de la forêt, l’épuisement de sa nappe phréatique, la destruction de la vie sauvage et de la vie sociale locale, et son remplacement par une vie artificielle basée sur son inutilité et sa marchandisation, n’est-ce point déjà cher payé pour le bénéfice de quelques emplois creux ?

Peut-on résumer un projet et son opposition seulement avec quelques chiffres ?

Vous trouverez ci-joint un texte « Cette insubordination qui ne vient pas » que nous avons distribué dans les boîtes aux lettres de Roybon et ses alentours.

Merci de faire suivre.


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