Comment repenser le tourisme ?

Durée de lecture : 3 minutes

2 juillet 2020 / Socialter



Faut-il signer l’acte de décès du tourisme ? Dans ce nouveau numéro intitulé « Tourisme année zéro », « Socialter » explore notre rapport au tourisme et propose des pistes pour imaginer le voyage de demain.

  • Présentation du numéro par son éditeur :

Avions cloués au sol, frontières fermées, départements « balnéarisés » restés exsangues, baisse du pouvoir d’achat, risques sanitaires... Le tourisme connaît sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Faut-il rédiger son acte de décès ? Avec ce nouveau numéro, Socialter refonde notre rapport au tourisme afin de dessiner les contours de « l’après ». De remplacer notre exigence à prendre du bon temps comme bon nous semble par d’autres exigences : minimiser notre empreinte (sociale, culturelle, écologique) et maximiser la richesse de notre rapport au monde (au moment, au paysage, au territoire, à l’autre). Troquer la diversion du safari, ce parcours sécurisé qui transforme les lions en gros chats, pour une esthétique du divers, effort intime et collectif qui redonne aux altérités leur capacité à animer et colorer le monde.

Au sommaire :

  • Le tourisme est mort, vive le tourisme ? La pandémie mondiale va-t-elle forcer la mutation du tourisme ? Et si demain les voyages devaient intégrer les externalités sociales et environnementales, seraient-ils encore accessibles au plus grand nombre ? C’est la délicate équation à laquelle font face les professionnels du secteur.
  • En vol vers la décroissance ? L’épidémie de coronavirus inflige au transport aérien la pire crise de son histoire. Alors que le trafic s’écroule, les compagnies veulent croire à un simple trou d’air et réclament des aides publiques pour revenir au plus vite à la normale. Mais il semble plutôt temps d’envisager l’atterrissage de ce secteur ultra polluant, dont les rêves de croissance ne touchent plus terre depuis longtemps.
  • Train de nuit : à quand le réveil ? On les croyait à jamais endormis, délaissés au profit de la vélocité des TGV et de l’aérien. Pourtant, les trains de nuit renaissent en Europe, plébiscités par une clientèle soucieuse de son bilan carbone. L’Autriche est à l’avant-garde de ce mouvement tandis que la SNCF reste attentiste, malgré la pression des collectifs d’usagers.
  • Le Covid-19, fossoyeur de l’héritage des Trente Glorieuses ? Quand le tourisme modèle l’aménagement et l’économie de tout un territoire, sa mise à l’arrêt appelle une lancinante question : « Que faire d’autre ici ? » Dans les Pyrénées-Orientales, la crise actuelle révèle l’obsolescence d’un aménagement touristique de masse, porté par le balnéaire.
  • Et si l’on s’échappait librement dans la nature ? Alors que des voix s’élèvent en France pour faire payer l’entrée des parcs nationaux, une question se pose : devrions-nous autoriser le camping sauvage et le bivouac sans restriction sur le territoire français ?
  • Durable ou éthique : une bataille labellisée. Tourisme responsable, solidaire, équitable, communautaire… Les formes alternatives de tourisme ont le vent en poupe depuis quelques années. Et pour ceux qui s’en réclament, divers labels leur permettent de prouver leur engagement. Mais qu’apportent vraiment ces différents « sésames » ?

Le numéro est disponible en kiosques mais on peut également le commander en format PDF.




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