Comment supporter la chaleur sans climatisation

Durée de lecture : 3 minutes

21 août 2012 / Audrey Chauvet (20 Minutes)


On n’est pas obligé de consommer encore plus d’électricité pour faire face à la canicule...

En période de canicule, attention à la surchauffe électrique. Si la tentation peut être grande de s’équiper d’un climatiseur ou d’un ventilateur pour faire baisser les températures chez soi, des solutions plus écologiques, et souvent économiques, existent.

Un peu de bon sens

Premier réflexe à avoir, laisser les stores ou les volets fermés, et n’ouvrir les fenêtres que la nuit, lorsque la température redescend. C’est alors le moment pour créer un courant d’air : « Les logements sont mieux aérés s’ils s’ouvrent sur deux façades ayant des orientations différentes. Si de plus la maison a plusieurs niveaux, ouvrir les fenêtres en haut favorisera l’évacuation de l’air chaud (’effet cheminée’) », explique l’Ademe.

Le brassage de l’air par les ventilateurs n’est qu’une solution de confort ponctuel, un peu comme agiter un éventail devant soi : ça soulage sur le coup, mais ça ne sert à rien de laisser tourner un ventilateur lorsqu’il n’y a personne à côté.

Clim’ ou pas clim’ ?

Les climatiseurs ne sont pas un cadeau pour l’environnement : ils consomment de l’électricité et contiennent des gaz à effet de serre puissants, les fluides frigorigènes. Quand ceux-ci restent en circuit fermé dans l’appareil, pas de problème. Mais que deviendront-ils dans quelques années lorsque votre vieux climatiseur partira à la poubelle ? L’Ademe rappelle que les fluides frigorigènes ont un potentiel de réchauffement 2.000 fois plus élevé que le CO2.

Alors attention aux achats impulsifs : « Les appareils appelés ’climatiseurs mobiles’ ne sont pas à proprement parler des appareils de climatisation : pour laisser passer la gaine qui évacue l’air chaud ou les tubes de liaison, il faut laisser une fenêtre ou une porte entrebâillées, ce qui est incohérent avec le fonctionnement d’un climatiseur, alerte l’Ademe. S’ils sont les moins coûteux et ne nécessitent pas d’installation, ce sont aussi les moins fiables, les moins performants et les plus énergivores ». L’Ademe conseille de faire appel à des professionnels spécialisés pour installer une climatisation de qualité et pas trop énergivore.

Les gros travaux

Pour les allergiques à la chaleur qui sont prêts à entreprendre des travaux chez eux, l’installation de stores sur les fenêtres ou le renforcement de l’isolation des toits ou des façades sont des solutions contre le coup de chaud. On peut aussi imiter les pays méditerranéens et repeindre en blanc les murs et les volets pour renvoyer la chaleur.

Et en voiture ?

La clim’ en marche, c’est une consommation de carburant qui augmente « de 40 à 70% en ville, plus 15 à 30% sur route », chiffre l’Ademe, et des fuites de fluides frigorigènes dans l’atmosphère… Pour limiter les dégâts, on peut limiter la température dans l’habitacle à 5°C de moins que la température extérieure et ne pas oublier de garer la voiture à l’ombre et de l’aérer avant de brancher la clim’.



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Source : 20 Minutes

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