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Conférence environnementale : les ONG unies pour la sobriété

Durée de lecture : 3 minutes

14 septembre 2012 / par dfg

Les écologistes organisent une vigie citoyenne durant la Conférence environnementale qui se tient les 14 et 15 septembre. Le but : rappeler aux négociateurs la nécessité de réduire notre consommation d’énergie


Alors que le président de la République introduira les débats de la conférence environnementale, des associations, des syndicats et des collectifs citoyens organisent, place d’Iéna, à Paris, du vendredi 14 septembre à 09h00 jusqu’au samedi 15 à 16h00, le premier marathon de la sobriété énergétique. Parallèlement à ce rassemblement, une cyber-manifestation est prévue sur le site [http://www.30h.fr] (mis en ligne à partir de 09h00 le vendredi 14 septembre pour une durée de 30 heures).

Plusieurs centaines de manifestants sont attendus devant le palais d’Iéna pour participer à cette vigie citoyenne dont la vocation est de rappeler aux négociateurs l’impérieuse nécessité de changer de vision et réduire notre consommation d’énergie.

L’action de l’Etat doit s’inscrire dans la durée et reposer sur une logique et une cohérence dont les maîtres-mots sont « sobriété » et « efficacité énergétique ». Chaque décision ayant pour conséquence d’accroître durablement notre consommation d’énergie tout en favorisant les industries polluantes devra être dénoncée car elle a pour effet de créer le doute quant à l’ambition effective de l’Etat.

Les associations, syndicats et collectifs citoyens dénoncent ainsi les trop nombreuses décisions (ou non-décisions) qui ont ou auront pour conséquences de soutenir les pollueurs et gaspiller l’énergie : baisse du prix de l’essence, forage pétrolier au large de la Guyane, tentative de passage en force pour imposer l’aéroport de Notre Dame des Landes, criminalisation des militants opposés à la ligne THT Maine-Cotentin et poursuite du chantier de l’EPR, ballon d’essai sur les gaz et huile de schiste en vue de relancer un faux débat, multiples propos ministériels présentant le nucléaire comme une énergie d’avenir, soutien implicite aux agro-carburants, projets autoroutiers maintenus, etc.

Face à l’urgence climatique et à la menace nucléaire, un dialogue environnemental doit reposer sur une véritable cohérence politique, faute de quoi la crise écologique et sociale ne pourrait que s’aggraver.

Les associations, syndicats et collectifs citoyens exigent l’abandon du projet d’aéroport dit de Notre-Dame des Landes ainsi que les projets autoroutiers actuellement inscrits au Schéma national des infrastructures de transport, une décision politique immédiate de sortie du nucléaire (à commencer par l’arrêt immédiat du chantier EPR et la fermeture de Fessenheim), l’interdiction, quelle que soit la technique utilisée, de la recherche et de l’exploitation des gaz et huile de schiste. Parallèlement à ce coup d’arrêt à la destruction de notre environnement, à l’accaparement et l’artificialisation des terres, des mesures de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre d’une transition énergétique et écologique doivent être prises rapidement.

Communiqué commun à

Agir pour l’environnement
Amis de la Terre
Attac
Solidaires
Greenpeace
Réseau action climat
ACIPA
Confédération paysanne
Collectif citoyen Ile-de-France anti gaz de schiste
Réseau Sortir du nucléaire
Quartiers en transition

Avec le soutien du collectif Figeac Non aux gaz de schiste, Stop au pétrole et gaz de schiste Rhône-Alpes, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, reLOCALisons !



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Source : Communiqué de presse

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