Contre la consommation du dimanche

Durée de lecture : 1 minute

15 novembre 2009 / Bizi !

A Bayonne, des citoyens festifs ont occupé le supermarché pour y jouer et s’amuser pluôt que pour acheter.


Le mouvement Bizi ! a réalisé le dimanche 15 novembre une action non-violente et humoristique pour dénoncer l’ouverture de l’Intermarché de Bayonne les dimanche matin.

Répondant à un appel parodique de Nicolas Sarkozy dont le texte était distribué par tract, 40 militant(e)s sont venus dès 11H00 passer leurs loisirs dominicaux traditionnels à l’Intermarché situé Chemin de Hayet à Bayonne : grasse matinée, parties de pétanque, rollers et vélo, badmington ou farniente, apéritif et pique-nique. Les rayons du supermarché ont ainsi été le théâtre de scènes toutes plus cocasses les unes que les autres, destinées à dénoncer l’appel au « travailler plus-consommer plus -polluer plus » du Président de la République.

Bizi ! entendait ainsi exprimer son refus de la précarisation des conditions de travail, et de la mise en cause des temps de rencontres conviviales en famille et entre amis, de vie associative culturelle et sportive, etc..

Bizi ! a dénoncé dans le même temps la spirale infernale du travailler plus, consommer plus, et donc polluer plus, qui revêt un caractère dramatique aujourd’hui où tous les grands équilibres écologiques de la planète sont au rouge et pose ainsi la question « quel monde voulons nous laisser à nos enfants ? ».

Selon M. Nicolas Ducolombier, porte-parole des manifestant(e)s de Bizi, « il est de notre devoir de consommateur-citoyen de boycotter les supermarchés ouverts le dimanche, en refusant d’y faire nos courses, non seulement le dimanche, mais également les autres jours de la semaine ».

Les militant(e)s de Bizi ont remis un courrier au directeur de l’Intermarché, lui demandant un rendez-vous pour « discuter ensemble de cette question fondamentale du travail le dimanche ».



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : http://www.copenhague2009bizi.org/?...

Lire aussi : Le dimanche de Monsieur Bertrand http://www.reporterre.net/spip.php?...

13 septembre 2019
Train de nuit : le réveil se fait attendre
Enquête
13 septembre 2019
Valdepiélagos, l’écovillage espagnol qui résiste à l’exode rural
Alternative
14 septembre 2019
Algues vertes en Bretagne : 4 points pour comprendre le problème
Info