Dans les Deux-Sèvres, une coopérative fabrique quarante yourtes par an

Durée de lecture : 2 minutes

10 juillet 2013 / Alimentons-nous !


La Scop de La Frênaie, installée depuis sept ans sur le territoire du Marais mouillé, fabrique des yourtes solidaires et locales. L’atelier que nous avons visité, situé à Arçais (Deux-Sèvres], est un lieu où le bois, majoritairement local, et la laine de mouton s’exposent, bien ordonnés sous nos yeux.

Les yourtes, confectionnées à la demande et sur mesure par des artisans plus ou moins anciens de la Scop, sortent parfaitement adaptées au climat et à leur utilisation future, autant dans l’architecture que dans les matériaux employés. Dans un souci de transmission de pratiques, la confection peut être, et est bien souvent, participative.

La coopérative, qui a monté des partenariats avec les associations de protection des forêts du Marais, s’occupe elle-même du ramassage et du traitement du bois. Élagage et éclaircissement contre matière première, un échange de service créateur de liens forts… Les isolants, cordages et toiles sont également issus d’échanges équitables avec des producteurs ayant une réelle réflexion sur leur activité. Un rapprochement avec la filière lin est aujourd’hui en train de s’opérer.

Ainsi, une réflexion sur les matériaux utilisés démontre une dimension éthique dans l’approvisionnement de l’atelier. Il en est de même dans l’organisation de la structure : horizontalité dans les prises de décisions, organisation du temps de travail, transmission de savoirs, polyvalence et absence de spécialisation…

Une quarantaine de yourtes sortent chaque année de cet atelier à tipi(que) ! Une activité qui nécessite un nouveau lieu de production, plus grand, mieux adapté.

Une démarche remarquable qui interroge, à la fois ce que peut-être l’implication territoriale d’une entreprise, que notre rapport au travail.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source et photos : Alimentons-nous !

Lire aussi : Mobilisation pour yourtes en danger !

13 novembre 2019
EN VIDÉO - Contre le déclin des oiseaux, les naturalistes misent sur le baguage
13 novembre 2019
En Alsace, le village de Muttersholtz montre la voie de l’écologie
12 novembre 2019
Pour les jeunes des centres sociaux, « la nature parle mais les hommes ne l’écoutent pas »