De fortes économies d’énergie sont possibles, selon l’Ademe

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12 novembre 2012 / Territorial.fr


Des efforts sur les logements en priorité, puis à moyen terme dans les transports peuvent permettre de réduire la consommation d’énergie de 20% d’ici à 2030 en France et de près de 50% en 2050, estime l’Ademe (Agence de l’Environnement de de la Maitrise de l’Energie) dans une « contribution » rendue publique le 8 novembre.

En vue du débat sur l’énergie qui va s’ouvrir bientôt à la demande du gouvernement, l’Ademe a développé pour la première fois, dans une "contribution", des scénarios énergétiques et climatiques « axés sur la consommation et le développement de l’offre d’énergies renouvelables », a indiqué son président, François Loos.

L’Ademe a bâti ces scénarios pour 2030 et 2050 « de façon réaliste, sans réduire la mobilité, l’activité industrielle, ni le niveau des exportations agricoles », a-t-il précisé à l’AFP.

Dans son scénario pour 2030, l’agence publique définit les conditions d’une réduction de 20% de la consommation d’énergie, avec des mesures visant en premier lieu le bâtiment, secteur qui représente aujourd’hui plus de 40% de la consommation.

Ce scénario repose sur la rénovation thermique de 500 000 logements par an d’ici à 2030 et la construction de 310 000 à 350 000 logements sobres. L’Ademe attribue le même confort aux Français de 2030 (température, quantité d’eau chaude utilisée), mais réduit la consommation grâce à une meilleure isolation et des équipements plus efficaces, comme les pompes à chaleur.

L’Ademe juge possible une baisse de 30% de la consommation en 20 ans pour le seul secteur résidentiel.

Dans les transports, deuxième poste de consommation, des gains seraient également accessibles rapidement sans réduire les distances parcourues par chaque Français, en développant le vélo en ville, les transports collectifs, ainsi que le covoiturage et l’autopartage.

Mais c’est après 2030 que les efforts dans ce secteur seront cruciaux, selon les projections de l’Ademe. L’agence évalue à 65% la réduction possible de la consommation énergétique dans les transports en 2050 par rapport à 2010. Et ce grâce à la modification du parc automobile, qui serait composé d’un tiers de véhicules "thermiques" (contre quasiment 100% aujourd’hui), d’un tiers de véhicules électriques et d’un tiers d’hybrides.

De plus, « on diminue la mobilité de la population en 2050 en supposant que le vieillissement de la population joue un peu et que le développement du télétravail joue beaucoup », a souligné François Loos.

Du côté de la production, l’Ademe estime ses projections compatibles avec l’engagement de François Hollande de réduire à 50% en 2025 la part du nucléaire dans la production électrique (pour 75% actuellement). Les énergies renouvelables assureraient le tiers de la production globale d’énergie en 2030 et environ 70% en 2050 (pour environ 16% en 2010).

Ces « visions énergétiques » peuvent permettre, selon l’Ademe, de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre en 2050, objectif officiel de la France dans le cadre de la lutte contre le réchauffement.



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Source : Territorial.fr

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