Depuis 1986, la part du revenu global prise par les plus riches a nettement augmenté

Durée de lecture : 1 minute

22 octobre 2013 / Observatoire des inégalités

La part des revenus captée par les 1 % les plus riches avait nettement baissé pendant les Trente Glorieuses (1945-75). Depuis, le phénomène s’inverse.


Les années 1930 et 1940 ont été marquées par une nette diminution de la part du revenu global que recevait les 1 % les plus riches de la population. La crise des années 1930, puis la guerre, étaient passées par là : elles avaient nettement réduit les niveaux des revenus du patrimoine. Par la suite, le développement de la protection sociale a amélioré la condition des catégories défavorisées. Ainsi la part des revenus perçue par le centième de la population le plus riche est passée de 15,4 % en 1935 à 8,9 % en 1950 en France, de 15,6 % à 11,4 % aux États-Unis, de 18,7 à 7,7 % au Japon.

La part des revenus concentrée dans les mains des 1 % des plus riches s’est plutôt stabilisée ensuite, dans les années 1950 et 1960, entre 7,6 % (Suède) et 11,6 % (Allemagne). Mais dès les années 1970, elle se remet à progresser dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis, Royaume-Uni), où elle retrouve les niveaux d’avant-guerre. La remontée est moins forte et plus récente (années 1980 et 1990) dans les autres pays riches, mais elle est de plus en plus nette.

L’effondrement du cours des actions et la baisse des dividendes versés à partir de 2008, a fait fléchir légèrement la part du 1 % le plus riche.


Pour aller plus loin :

• Base de données : The World Top Incomes Database - Facundo Alvaredo, Tony Atkinson, Thomas Piketty et Emmanuel Saez.

• Les données de l’OCDE sur 13 pays dans le rapport de Jean-Pierre Cotis sur le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération en France.



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Source et image : Observatoire des inégalités

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