Donald Trump impose un virage pro-essence et ralentit la transition vers l’électrique
Trump assouplit les normes limitant les émissions des voitures thermiques (image d'illustration). - Khunkorn Laowisit / Pexels
Trump assouplit les normes limitant les émissions des voitures thermiques (image d'illustration). - Khunkorn Laowisit / Pexels
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Donald Trump poursuit le démantèlement des politiques environnementales aux États-Unis. Dans son viseur cette fois : les véhicules électriques qu’il qualifie « d’arnaque écologique ». Mercredi 3 décembre, le président étasunien a annoncé un assouplissement massif des normes d’efficacité énergétique pour des dizaines de millions de voitures et de camionnettes neuves. Une décision qui réjouit les principaux constructeurs du pays et qui marque un retour assumé à une politique pro-essence, au détriment des voitures électriques.
Au cœur de ce revirement, il vise la réglementation dite « Corporate Average Fuel Economy » créée en 1975 puis renforcée au fil des ans pour réduire les émissions polluantes et de gaz à effet de serre des véhicules.
L’administration Biden avait fixé un cap ambitieux : atteindre une moyenne de 50 miles par gallon (80 km pour 3,78 litres) d’ici 2031. Mais avec ce nouveau dispositif, le nouveau seuil descend à 34,5 miles par gallon (55,2 km pour 3,78 litres).
Gina McCarthy, conseillère sur le climat dans les administrations Biden et Obama, estime que ce rétropédalage va nuire à l’industrie automobile et aggraver le dérèglement climatique. Pour Dan Becker, du Centre pour la diversité biologique, « Trump détruit la plus grande initiative jamais entreprise par un pays pour lutter contre la consommation de pétrole et la pollution qui contribue au changement climatique, et pour aider les consommateurs à économiser à la pompe ».