En Allemagne, on teste le « bio-moteur » pour véhicules électriques

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21 novembre 2014 / Bulletins électroniques



En Allemagne, un projet pilote travaille actuellement sur les synergies possibles entre la mobilité électrique et la bioénergie. Des tests concluants ont été effectués sur des véhicules électriques, avec comme objectif de créer une alternative aux énergies fossiles qui soit faible en émission de gaz à effet de serre.


Dans le cadre du projet pilote « expansion des flottes de véhicule par des multiplicateurs et l’accompagnement scientifique » (Multi-Flottenaufbau), le Centre allemand de recherche sur la biomasse (DBFZ) explore actuellement les synergies potentielles entre la mobilité électrique et la bioénergie, et teste sa mise en oeuvre pratique. L’objectif est de créer une alternative aux énergies fossiles qui soit faible en émission de gaz à effet de serre, haute en performance et respectueuse du climat.

A cet effet, le DBFZ a développé un prolongateur d’autonomie (« range extender ») sur la base d’un moteur de type Wankel. Des tests ont été effectués en utilisant des biocarburants, notamment le bioéthanol, et en analysant leurs effets sur le rendement énergétique et le comportement du véhicule en matière d’émissions. L’utilisation du biogaz a également été étudiée puis expérimentée.

Solution prometteuse pour la transition

Le bio-moteur Wankel est idéal comme prolongateur d’autonomie des véhicules électriques grâce à sa conception légère et compacte, ainsi que pour sa flexibilité en terme de consommation de carburant. Avec son prototype, le DBFZ espère répondre aux besoins des zones suburbaines.

Les véhicules électriques avec prolongateurs d’autonomie sont des véhicules hybrides « plug-in », qui peuvent être rechargés de manière externe via une prise de courant, ou de manière interne par le « range extender ». Ils sont considérés comme une solution prometteuse pour la transition vers des véhicules entièrement électriques, et peuvent déjà apporter une contribution significative à la réduction de la consommation de CO2.

L’utilisation de la biomasse pour la génération d’électricité ou la production de biocarburants constitue un facteur important pour le développement de la mobilité électrique et pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.

Etendre le projet

La régie municipale de Leipzig (« Stadtwerke Leipzig », entreprise locale de production et de fourniture d’énergie dont les capitaux appartiennent à la ville) et l’Université de Leipzig développent un cadre pour l’acquisition, l’organisation et la mise à disposition d’une flotte municipale de véhicules électriques à bio-moteur.

Le projet vise également de répondre aux questions suivantes, notamment : comment faire évoluer la demande énergétique par le développement de la mobilité électrique à Leipzig ? Quelle proportion de la demande en énergie peut être fournie par des concepts régionaux basés sur la bio-énergie ?

Le projet fait partie d’un programme de quarante projets de mobilité électrique financés dans le cadre de l’initiative pilote du gouvernement fédéral, qui a choisi quatre régions pour soutenir la recherche et le développement de systèmes de propulsion alternatifs.





Source : Bulletins électroniques

Photo : EMO Berlin

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