En Russie, la Société générale soutient le projet de deux réacteurs nucléaires dangereux

Durée de lecture : 3 minutes

6 mars 2013 / Les Amis de la Terre




Un projet de deux centrales nucléaires a été annoncé en 2008 dans l’enclave russe de Kaliningrad qui donne sur la mer Baltique, à 10 kilomètres de la frontière avec la Lituanie.

Les Amis de la Terre France, Banktrack et de nombreuses organisations de la société civile s’opposent au projet pour de nombreuses raisons :

APPROVISIONNEMENT ÉNERGÉTIQUE DE LAGION

Les écologistes locaux ont révélé en 2009 un rapport confidentiel de l’industrie nucléaire qui suggérait que l’électricité soit exportée dans les pays voisins et qu’une infrastructure chère soit construite à cette fin, pour un coût total proche de 10 milliards d’euros. Selon les échos de la presse locale, la région n’aurait pas besoin d’énergie supplémentaire car d’autres constructions sont déjà en cours pour répondre à la hausse de la demande énergétique envisagée. Le projet est en fait destiné à pénétrer le marché européen de l’électricité.

OPPOSITION DE LA POPULATION LOCALE AU PROJET

Opinion publique locale opposée au projet depuis son annonce en 2007. 67 % d’opposition d’après un sondage réalisé en 2007 auprès des résidents locaux.

Le parlement local a empêché les écolos locaux d’organiser un référendum local sur le projet à quatre reprises.

OPPOSITION DES PAYS VOISINS AU PROJET

Les pays voisins sont aussi opposés au projet. La Lituanie a beaucoup critiqué le projet et promet de passer une loi européenne empêchant d’importer de l’électricité de Kaliningrad dans l’UE. Les lituaniens ont voté à une forte majorité contre le nucléaire lors d’un référendum en 2012. Aucun de ces pays n’a besoin de cette électricité.

ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTALECLÉE

L’EIE présentée en 2009 présentait de fausses informations, d’autres exigées par la loi
russe étaient manquantes. L’EIE ne traite pas de potentielles alternatives, ne parle pas du démantèlement, de l’analyse de l’impact d’un accident nucléaire. L’EIE ne respecte donc pas la loi russe. Manque de respect des normes démocratiques pour ce type de projet avec 200 citoyens locaux qui furent empêchés de participer aux auditions des EIE par les organisateurs et Rosatom à Oblast. Proximité avec le parc national de Rambyno à 10 km de là.

D’autant plus que ce type de réacteur VVER 1200 est nouveau et n’a encore jamais été utilisé ni vérifié par des régulateurs indépendants dans l’UE.

LA NAPPE PHRÉATIQUE EST TRÈS PROCHE de la surface à l’endroit où est prévue la centrale et les recherches géologiques n’ont pas été faites correctement.

RISQUES ÉLEVÉS DE CORRUPTION sur ce type de projet selon Transparency
International, et donc d’utilisation de matériaux de construction moins chers comme sur une autre centrale russe récente.

RISQUES D’ACCIDENT NUCLÉAIRE, et problème de la gestion des déchets
nucléaires qu’il est prévu d’envoyer en Sibérie… dans une installation qui n’existe pas encore et qui n’est pas prévue d’être construite officiellement !

IMPACTGATIF SUR L’ÉCONOMIE LOCALE BASÉE SUR L’AGRICULTURE

De plus, ce projet nucléaire a entrainé l’abandon d’un projet éolien sur la côte de la mer Baltique dans la région et d’autres recherches du potentiel de renouvelables.

La Société Générale est impliquée dans le projet comme agent responsable du développement d’une transaction bancaire depuis 2011 pour attirer des investisseurs étrangers.






Source : Courriel à Reporterre des Amis de la Terre

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