En mai, une semaine pour l’abolition de la viande

Durée de lecture : 2 minutes

8 février 2011 / Yves Bon

« Nous nous efforçons de porter au niveau politique la question de la légitimité de la production et de la consommation de chair animale et de leur abolition légale. »


Parce que la production de viande implique de tuer les animaux que l’on mange,
parce que nombre d’entre eux souffrent de leurs conditions de vie et de mise à mort,
parce que la consommation de viande n’est pas une nécessité,
parce que les êtres sensibles ne doivent pas être maltraités ou tués sans nécessité,
l’élevage, la pêche et la chasse des animaux doivent être abolis.

Les animaux tués pour devenir de la nourriture représentent près de 99% de l’exploitation animale, soit notamment 64 milliards d’animaux « de boucherie » tués par an dans le monde (sept millions trois cent mille par heure) auxquels s’ajoutent des centaines de milliards d’animaux aquatiques.

C’est dire l’extrême importance de la revendication d’abolition de la viande et de la lutte pour la populariser dans le monde entier.

Cette Semaine Mondiale d’actions pour l’Abolition de la Viande du 22 au 29 janvier 2011 - la première de cette année - a été une réussite. Des événements très divers (actions de rue, cercles de silence, opérations « barquette de viande humaine », marches de protestation...) ont été organisés dans plus de 70 villes, essentiellement en Europe, mais aussi en Afrique du Sud, dans les deux Amériques, en Inde ainsi qu’au Japon (cf. la liste ici). Ils ont donné lieu à de très nombreux retours de la part des médias.

Tout au long de cette semaine, de très nombreuses personnes de par le monde, en multipliant les événements locaux, nationaux et à l’échelle mondiale, ont exprimé de façon forte et explicite l’idée que nos sociétés doivent abolir le meurtre des animaux pour la consommation de leur corps.

Même si nous nous situons dans la même perspective, nous ne faisons pas ici la promotion du végétarisme ou du végétalisme, nous ne tentons pas de convaincre chaque personne de changer individuellement son régime alimentaire. Nous nous efforçons plutôt de porter au niveau politique la question de la légitimité de la production et de la consommation de chair animale et de leur abolition légale.

Il s’agit de s’adresser à l’ensemble des citoyennes et des citoyens et d’engager un débat ouvert, sans tabou, sur cette question au sujet de laquelle la société tout entière doit prendre position. Ce débat devrait mener vers la décision politique de l’abolition de l’élevage, de la chasse et de la pêche.

C’est la raison pour laquelle sera organisée fin mai 2011 une seconde Semaine Mondiale d’actions pour l’Abolition de la Viande suivie d’une autre semaine fin septembre, et ainsi de suite.



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Source : Communiqué de presse.

Contact : http://abolir-la-viande.org

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