Energie des vagues : une percée au Japon

Durée de lecture : 1 minute

2 avril 2012 / Green et vert

Une société d’ingénierie japonaise prépare pour 2015 2015 des petites centrales exploitant l’énergie des vagues. L’innovation ? L’utilisation du phénomène de la précession gyroscopique.


Hitachi Zosen Corporation compte mettre son invention sur le marché à l’horizon 2015. Il s’agira de petites centrales électriques pouvant fournir [une puissance de] 100 kW [kiloWatt] ou 200 kW selon les besoins. La société estime qu’elle pourra écouler environ 400 de ses “centrales houlomotrices” d’ici 2020.

Le principe de fonctionnement et les prototypes sont déjà là. D’ici 2015, Hitachi Zozen va se concentrer sur l’amélioration des rendements et la baisse du coût de fabrication de son engin. La mini centrale dérive des recherches du professeur Hiroshi Kanki de l’université de Kobe. La génération d’électricité est basée sur le principe de la précession gyroscopique. La force issue des vagues appliquée sur un gyroscope dont le plateau tourne autour d’un axe horizontal, fait changer graduellement l’angle de rotation. Puis elle transmet un couple qui active un système de production d’énergie.

Un système plus compact

C’est un changement de paradigme pour les recherches sur l’exploitation de l’énergie des vagues. Les systèmes actuellement à l’étude exploitent en général le mouvement vertical de la houle, grâce à des ballons déplacés par des vagues dans une structure en béton. Problème de cette approche, elle demande des équipements énormes pour une puissance limitée. Le système gyroscopique permettrait, selon ses créateurs, de produire de l’électricité avec un équipement plus compact.

Hitachi Zozen vise, en dehors du Japon, les régions telles que l’Asie du sud est, l’Australie, et certains pays d’Europe. Des pays que des vagues d’au moins 1,5 mètres arrosent presque en permanence les côtes.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source et photo : Greenetvert

27 juillet 2019
Quand une coopérative ouvrière relance la culture locale du tilleul
Alternative
26 juillet 2019
Contre le G7, les altermondialistes organisent un sommet « démocratique et ouvert »
Info
20 juillet 2019
Tour de France : l’équipe Ineos, championne du plastique polluant
Enquête




Du même auteur       Green et vert