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Eric Besson s’ingère dans les rapports de la Ville de Paris et des opérateurs de téléphonie mobile


Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie Numérique
s’est cru mardi 18 octobre dans l’obligation de s’ingérer dans les relations entre la Ville de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile. Bien mal informé, Eric Besson déforme
la réalité.

La Ville réaffirme que les discussions- qui ont débuté dès mars 2011 avec une fin annoncée au 30 septembre 2011- s’inscrivent dans la droite ligne des préconisations de la conférence parisienne « ondes, santé, société » du 18 juin 2009, ainsi que dans la continuité du voeu adopté, à l’unanimité de tous les groupes politiques, par le Conseil de Paris du 12 juillet 2011.

Le 13 octobre, après 6 réunions, les opérateurs ont présenté des contre-propositions qui font voler en éclat les acquis de la charte de 2003, et privent ainsi les Parisiennes et les Parisiens des garanties dont ils bénéficiaient depuis 9 ans en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile.

A la différence du ministre, la Ville, connaissant parfaitement la réglementationapplicable, n’a jamais annoncé la suspension du déploiement des réseaux à Paris.

En revanche, la Ville a indiqué qu’en l’absence de charte, elle suspendait toute nouvelle implantation d’antennes sur les bâtiments qui lui appartiennent et procédait à l’étude juridique nécessaire de l’état des antennes y étant installées, les opérateurs n’ayant aucun titre d’occupation.

La réaction intempestive d’Éric Besson est en réalité une tentative de masquer l’immobilisme du gouvernement, qui n’a pris aucune décision deux mois après les conclusions du comité opérationnel sur l’exposition aux ondes radios (COMOP) et trois ans après le Grenelle des Ondes. Les citoyens doivent se contenter d’un communiqué de presse et de la création du COPIC (Comité Opérationnel Issu du Comop).

La Ville de Paris est et entend rester une ville numérique responsable. Elle a indiqué lundi 17 octobre au Conseil de Paris, par la voix de Mao Péninou, adjoint chargé de la qualité des services publics municipaux, se tenir prête à négocier avec les opérateurs dés lors que ceux-ci feront des propositions ne remettant pas en cause les acquis en matières d’information et de transparence, d’intégration paysagère et d’abaissement du seuil d’exposition au niveau le plus bas possible, permettant de conserver une qualité de service la meilleure possible.


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