FUITE DE GAZ : Total prévoit de stopper la fuite fin avril

12 avril 2012 / par villalard

200 000 m3 de gaz fuient chaque jour de la plate-forme accidentée de Total en mer du Nord.


Mercredi 11 avril, 14h29, Reuters

La fuite de gaz sur la plateforme d’Elgin exploitée par Total en mer du Nord pourrait être arrêtée d’ici à la fin du mois, si tout se déroule comme prévu, a déclaré Philippe Guys, directeur général des activités exploration-production du groupe au Royaume-Uni, au quotidien écossais Press and Journal.

Total a pour principal objectif de mener à bien l’opération qui consiste à injecter de la boue dans le puits d’où provient la fuite, a-t-il précisé. "Nous travaillons dur et, si tout se passe comme prévu, nous prévoyons que, d’ici à la fin de ce mois, nous devrions avoir le contrôle du puits", a déclaré Philippe Guys. Total avait annoncé que ses plans d’intervention destinés à boucher le puits à l’origine de la fuite de gaz émanant de sa plateforme d’Elgin pouvaient progresser, au lendemain du succès de la mission de reconnaissance menée par une équipe de spécialistes.

Une deuxième équipe a été envoyée mardi 10 avril sur la plateforme pour inspecter les installations et mesurer la fuite, a indiqué le Press and Journal. Total évalue à 2,5 millions de dollars (2 millions d’euros environ) le coût quotidien de la fuite. En parallèle à l’injection de boue, avant un rebouchage définitif, le groupe pétrolier a préparé le forage de deux puits de secours, une option qui consisterait à creuser deux puits de dérivation jusqu’à la poche de gaz à l’origine de la fuite, à 4 000 mètres sous les fonds marins. Cette opération pourrait cependant prendre six mois et porter la facture quotidienne globale à 3 millions de dollars, selon le groupe.

La fuite, qui a démarré le 25 mars, envoie chaque jour dans l’atmosphère quelque 200 000 mètres cubes de gaz naturel. Elle est apparue à la suite d’une augmentation de la pression dans un puits dont la production avait été arrêtée en 2011 et qui avait été partiellement bouché.


Lundi 2 avril, 16H40 AFP

Un des scientifiques envoyés par Greenpeace à bord d’un de ses bateaux à proximité de la plateforme d’Elgin, théâtre d’une importante fuite de gaz, a assuré lundi 2 avril qu’il y avait « beaucoup de pétrole » sur la mer dans la zone et qu’il s’agissait « vraiment d’un grave accident ».

« Nous sommes au milieu d’une nappe irisée huileuse. Il y a une grande quantité de pétrole sur l’eau. Il y en a partout. Cela fait plusieurs kilomètres de long et je dirais, plusieurs centaines de large », a assuré Christian Bussau par téléphone.

« C’est vraiment un grave accident. Total doit immédiatement commencer à boucher la fuite ou la pollution ne s’arrêtera pas », a-t-il ajouté.

Greenpeace a mis un canot pneumatique à l’eau pour effectuer des prélèvements d’eau et d’air, afin de les transmettre à un laboratoire pour déterminer exactement « ce qu’était cette irisation », a-t-il encore rapporté.

Total dément qu’il s’agisse de pétrole

Total a pour sa part démenti la présence de pétrole : « Il s’agit de condensat de gaz, un condensat léger qui ne pose pas de risque significatif pour les oiseaux marins ou le reste de la vie sauvage », a déclaré une porte-parole.

Juste après la découverte de la fuite il y a huit jours, Total avait indiqué que lorsque celle-ci s’était produite, du liquide s’était échappé d’abord, entraînant la formation d’une nappe fine d’hydrocarbures d’environ 12 km2. Mais ce condensat est censé, selon lui, s’évaporer.

Les mesures prises par Total pour endiguer la fuite de gaz sur sa plateforme d’Elgin, en mer du Nord, lui coûtent « environ un million de dollars par jour », a indiqué le directeur financier du groupe pétrolier, lundi, lors d’une conférence avec des analystes.

« Le coût d’intervention et d’assainissement » sur la plateforme est d’« environ 1 million de dollars par jour, y compris les deux plateformes de forage mobilisées » en renfort, a précisé Patrick de la Chevardière.

La production de Total sur les champs d’Elgin et de Franklin devait représenter en 2012 environ 2% de la production totale du groupe, soit 53 000 barils par jour, a-t-il rappelé.

Le bateau de Greenpeace, un navire de 50 m qui transporte une trentaine de personnes et une douzaine de journalistes, dont un photographe de l’AFP, est arrivé lundi matin sur le site. Il se trouve à la limite de la zone d’exclusion de 3,7 km instaurée en raison des risques d’explosion autour de la plateforme. Celle-ci est située à 240 km des côtes écossaises.


Vendredi 30 mars, 14h04 - AFP

LONDRES - Total met en oeuvre deux actions en parallèle pour stopper la fuite de gaz sur sa plate-forme du champ d’Elgin en mer du Nord, a indiqué vendredi un responsable du groupe français lors de sa première conférence de presse 5 jours après l’incident, à Aberdeen (Ecosse).

Nous avons lancé deux actions principales qui progressent en parallèle, la première vise à étouffer le puits à partir d’une base flottante, la seconde consiste à forer deux puits de dérivation a indiqué Philippe Guys, directeur de la branche exploration au Royaume-Uni.

Dans les deux cas, il s’agit d’arrêter la fuite, la première directement, en injectant des boues à haute densité, si les conditions de sécurité permettent d’approcher la plateforme. A défaut, deux puits de dérivation seront forés pour soulager la pression du gaz et permettre l’injection des boues pour sceller le puits.

Pour cela, nous avons suspendu les opérations de deux de nos appareils de forage pour les rendre disponibles, pour travailler sur les puits de dérivation, a-t-il précisé.

La fuite prend son origine environ 1.500 mètres au-dessus du réservoir principal en activité à 5.500 m au dessous du niveau de la mer, soit à 4.000 m de profondeur, a-t-il précisé. Le gaz à haute pression s’échappe au niveau de la plateforme.

Le danger serait que ce gaz, qui se répand en mer sous forme de condensat ou de nuage volatile, entre au contact de la torchère qui brûle le gaz résiduel resté dans la plateforme après son arrêt et son évacuation totale par Total dimanche.

Total espère que la torchère s’éteindra spontanément. Les vols de surveillance effectués jeudi ont montré un affaiblissement de la flamme, selon la compagnie.

Philippe Guys a révélé que les premiers problèmes sur le puits G4 de la plateforme avaient été décelés le 25 février. Le groupe a alors injecté des boues pour étouffer le gaz. Pendant ce processus, le 25 mars nous avons observé une forte augmentation de la pression suivie d’expulsion de boues et de gaz.

A la suite de l’incident en février, le groupe a vérifié tous ses autres puits sur le champ d’Elgin, et aucun n’a montré d’anomalie, a-t-il précisé. Nous ne nous attendons pas à des problème sur d’autres puits.

Le groupe a conservé quelques effectifs sur une plateforme voisine à des fins de surveillance, selon lui, la situation ne présentant pas de danger pour eux à cette distance.


Jeudi 29 mars, 10h09 - leparisien.fr

« La torchère est toujours en train de brûler, mais il n’y a pas de risque pour le moment en raison des conditions météorologiques », a indiqué un porte-parole du groupe pétrolier français en début de soirée. Il a toutefois précisé que « par mesure de sécurité », quatre navires se trouvaient près des lieux, « prêts à intervenir » en cas de besoin.

Deux d’entre eux transportent des équipements anti-incendie, un troisième est un bateau d’assistance habituellement « en stand-by » près de la plate-forme. Un quatrième navire dispose à son bord d’un robot sous-marin équipé d’une caméra, destiné à « inspecter l’état de la plate-forme », a précisé le porte-parole, ajoutant qu’aucune décision n’avait été prise sur le moment de son déploiement.

« Il est évident qu’il y a un risque » d’explosion, selon un porte-parole

Tous se trouvent à l’extérieur d’une zone d’exlusion maritime de 2 milles (3,7 km) mise en place autour de la plate-forme, évacuée à la suite d’une fuite de gaz qui perdure depuis dimanche. Un avion de surveillance a survolé les environs mercredi matin.

Le directeur de la santé, la sécurité et l’environnement de Total, David Hainsworth, avait reconnu mardi qu’un risque d’explosion existait sur la plate-forme Elgin, située à 240 km au large de la ville écossaise d’Aberdeen. « Le gaz est inflammable, mais l’alimentation électrique a été coupée sur la plate-forme pour minimiser le risque d’étincelle. Toutefois il est évident qu’il y a un risque », avait-il admis sur la BBC, tout en ajoutant que le vent poussait « le panache de gaz dans une direction opposée à celle de la torchère ».

Les experts estiment aussi que le risque d’explosion existe si un changement des vents fait remonter le gaz vers la flamme. « La torchère est située dans la plus haute partie de la plate-forme, et le gaz, qui est avant tout du méthane, est relativement lourd, donc il reste en bas », a expliqué mercredi Simon Boxall, océanographe à l’université de Southampton (sud de l’Angleterre).

A la Bourse de Paris, l’action du groupe pétrolier en baisse

Total, qui a évacué plus de 200 personnes travaillant à bord de sa plate-forme dans la nuit de dimanche à lundi, examine plusieurs options pour tenter de colmater la fuite qui représente, selon la compagnie, son « plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans ». L’un des scénarios envisagés consiste à forer un second puits, une option qui « peut prendre jusqu’à six mois », a reconnu un porte-parole de Total.

Lors de la fuite dimanche, du liquide s’était d’abord échappé avant le gaz, selon le groupe, entraînant la formation d’une nappe d’hydrocrabures d’environ 12 km2. Ce condensat léger devrait cependant spontanément s’évaporer de la surface de l’eau, a estimé Total.

L’océanographe Simon Boxall a estimé que le risque pour l’environnement était « faible ». Pour l’agence d’évaluation financière Fitch, la fuite de gaz n’est pas comparable à la marée noire du golfe du Mexique en 2010 provoquée par l’explosion d’une plate-forme BP et Total est en mesure de couvrir tous les coûts qu’elle pourrait entraîner.

A la Bourse de Paris, le groupe pétrolier a clôturé sur un recul de 1,40% à 38,02 euros, après avoir chuté de près de 6% la veille.]

Deux navires transportant des équipements anti-incendie ont pris position près de la plate-forme de Total en mer du Nord évacuée à cause d’une fuite de gaz et où une torchère continuait de brûler mercredi soir, faisant craindre une explosion de la poche de gaz.

« La torchère est toujours en train de brûler, mais il n’y a pas de risque pour le moment en raison des conditions météorologiques », a indiqué un porte-parole du groupe pétrolier français en début de soirée. Il a toutefois précisé que « par mesure de sécurité », quatre navires se trouvaient près des lieux, « prêts à intervenir » en cas de besoin.

Deux d’entre eux transportent des équipements anti-incendie, un troisième est un bateau d’assistance habituellement « en stand-by » près de la plate-forme. Un quatrième navire dispose à son bord d’un robot sous-marin équipé d’une caméra, destiné à « inspecter l’état de la plate-forme », a précisé le porte-parole, ajoutant qu’aucune décision n’avait été prise sur le moment de son déploiement.

Tous se trouvent à l’extérieur d’une zone d’exlusion maritime de 2 milles (3,7 km) mise en place autour de la plate-forme, évacuée à la suite d’une fuite de gaz qui perdure depuis dimanche 25 mars. Un avion de surveillance a survolé les environs mercredi matin 28 mars.

Le directeur de la santé, la sécurité et l’environnement de Total, David Hainsworth, avait reconnu mardi qu’un risque d’explosion existait sur la plate-forme Elgin, située à 240 km au large de la ville écossaise d’Aberdeen. « Le gaz est inflammable, mais l’alimentation électrique a été coupée sur la plate-forme pour minimiser le risque d’étincelle. Toutefois il est évident qu’il y a un risque », avait-il admis sur la BBC, tout en ajoutant que le vent poussait « le panache de gaz dans une direction opposée à celle de la torchère ».

Les experts estiment aussi que le risque d’explosion existe si un changement des vents fait remonter le gaz vers la flamme. « La torchère est située dans la plus haute partie de la plate-forme, et le gaz, qui est avant tout du méthane, est relativement lourd, donc il reste en bas », a expliqué mercredi Simon Boxall, océanographe à l’université de Southampton (sud de l’Angleterre).

Total, qui a évacué plus de 200 personnes travaillant à bord de sa plate-forme dans la nuit de dimanche à lundi, examine plusieurs options pour tenter de colmater la fuite qui représente, selon la compagnie, son « plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans ». L’un des scénarios envisagés consiste à forer un second puits, une option qui « peut prendre jusqu’à six mois », a reconnu un porte-parole de Total.

Lors de la fuite dimanche, du liquide s’était d’abord échappé avant le gaz, selon le groupe, entraînant la formation d’une nappe d’hydrocrabures d’environ 12 km2. Ce condensat léger devrait cependant spontanément s’évaporer de la surface de l’eau, a estimé Total.

L’océanographe Simon Boxall a estimé que le risque pour l’environnement était « faible ». Pour l’agence d’évaluation financière Fitch, la fuite de gaz n’est pas comparable à la marée noire du golfe du Mexique en 2010 provoquée par l’explosion d’une plate-forme BP et Total est en mesure de couvrir tous les coûts qu’elle pourrait entraîner.

A la Bourse de Paris, le groupe pétrolier a clôturé sur un recul de 1,40% à 38,02 euros, après avoir chuté de près de 6% la veille.


Mercredi 28 mars, 11 h02 - liberation.fr

Une torchère brûlait toujours sur une plateforme de Total en mer du Nord évacuée en raison d’une fuite de gaz qui perdure depuis dimanche, a reconnu ce mercredi le groupe pétrolier français, tandis que des experts s’interrogeaient sur d’éventuels risques d’explosion.

« La torchère brûle, comme c’est normalement le cas sur une plateforme », a déclaré un porte-parole de la compagnie, Brian O’Neill, sans donner plus de détails.

Cependant, le directeur de la santé, la sécurité et l’environnement chez Total, David Hainsworth, a reconnu mardi qu’un risque d’explosion existait.

« Le gaz est inflammable, mais l’alimentation électrique a été coupée sur la plateforme pour minimiser le risque d’étincelle. Mais il est évident qu’il y a un risque. Nous avons exclu une série de risques mais il y a toujours une possibilité. Elle est faible, mais on ne dit pas "jamais" », a-t-il ajouté sur la BBC.

Cependant, « le vent pousse le panache de gaz dans une direction opposée à celle de la torchère », a-t-il poursuivi. « Selon les prévisions météorologiques, le vent va souffler dans la même direction pendant cinq à six jours et nous étudions les différentes options pour éteindre la torche », a-t-il dit.

« Personne ne peut s’approcher »

Martin Preston, spécialiste des pollutions marines à l’université de Liverpool (ouest de l’Angleterre), s’est dit mercredi « surpris » par le fait que la torchère brûle toujours.

« Avec une bouteille de gaz de camping, quand vous la fermez, la flamme continue à brûler pendant un petit moment puis s’éteint, et on s’attendait à la même chose ici », a-t-il ajouté sur la radio BBC.

Interrogé sur d’éventuels risques d’explosion, il a estimé que cela était « très difficile à prédire ». « La torchère est évidemment au-dessus de la plateforme et le gaz s’échappe au niveau des piliers (de la plateforme), donc il y a une séparation physique (entre la flamme et le gaz). La concentration de gaz doit être assez basse pour qu’il n’explose pas », a-t-il précisé, ajoutant qu’un changement des vents pourrait faire remonter le gaz et l’enflammer.

« Cela signifie évidemment que personne ne peut s’approcher de la plateforme pour y travailler jusqu’à ce que la torchère soit éteinte », a-t-il encore dit.

« Nous avons affaire à une substance très toxique et inflammable. [...] La question doit être abordée avec énormément de prudence », a estimé de son côté Simon Boxall, océanographe à l’université de Southampton (sud), en soulignant le risque d’explosion sur la BBC.

Total a reconnu qu’il s’agissait du « plus gros incident » pour le groupe « en mer du Nord depuis au moins dix ans ».

Zone d’exclusion maritime et aérienne

Cette fuite sur la plateforme Elgin, à environ 240 kilomètres au large de la ville écossaise d’Aberdeen, a entraîné la mise en place d’une zone d’exclusion maritime et aérienne et l’évacuation par précaution de plus de 300 personnes. L’alimentation a été coupée sur la plateforme, l’un des deux principaux gisements gaziers exploités par le groupe français Total en mer du Nord britannique.

Dans son dernier communiqué, mardi soir, Total précisait que « la fuite se poursuivait ».

Deux vols de reconnaissance ont eu lieu mardi, et deux autres doivent être conduits ce mercredi. « Tous nos efforts sont concentrés pour stopper la fuite de gaz », a assuré Total.


Mercredi 28 mars, 07h43. LCI

Après la fuite d’un puits, un nuage de gaz naturel explosif gravite autour d’une plate-forme de Total au large de l’Ecosse. Ce nuage a forcé Shell à évacuer à son tour mardi son personnel de deux istallations voisines. Pourtant, le groupe pétrolier français assure que la fuite n’a pas eu pour l’instant un impact important sur l’environnement. Mais ce n’est pas l’avis de Frederic Hauge, qui dirige Bellona, un important groupe de défense de l’environnement norvégien suivant de près l’exploitation pétrolière en Mer du Nord. Estimant qu’il s’agissait "du puits de l’enfer", il a jugé que "le problème échappe à tout contrôle". La fuite de gaz sur Elgin-Franklin a formé un nuage suffisamment dense pour être visible d’autres plates-formes de la mer du Nord.

Mise en place d’une zone d’exclusion

Total n’exclut qu’il faille six mois pour réparer la fuite. "Il y a deux options pour intervenir. L’une consiste à creuser un puits de secours, ce qui pourrait prendre environ six mois. L’autre est une intervention sur la plate-forme pour sceller le puits ce qui serait une option plus rapide", a déclaré David Hainsworth, responsable sécurité, santé et environnement chez Total Exploration & Production UK. "Nous prévoyons de décider d’un plan dans les jours à venir", a-t-il ajouté. "Les premières indications montrent qu’il n’y a pas d’impact significatif sur l’environnement et que l’utilisation de dispersant n’est pas nécessaire à ce stade", a ensuite fait savoir Total dans un communiqué. "Un avion de surveillance a confirmé la présence d’irisations à proximité de la plate-forme. Il s’agit de boues de forage et/ou de produits légers associés au gaz représentant un volume actuellement estimé à environ 30 m3", a ajouté le groupe. Outre la mobilisation de 10 à 20 ingénieurs spécialisés, Total a fait appel aux services de Wild Well Control, société qui était intervenue pendant la marée noire dans le golfe du Mexique en 2010.

La plate-forme produisait jusqu’alors neuf millions de mètres cubes de gaz par jour, l’équivalent de 3% de la production britannique de gaz naturel, ainsi que 60.000 barils par jour de brut léger. Les conséquence pour l’environnement de fuites de condensats de gaz naturels sont nettement moins graves que celles des marées noires pétrolières, a fait savoir le ministre britannique de l’Energie. Une zone d’exclusion maritime et aérienne a toutefois été décrétée autour de la plate-forme, a précisé Total.

L’action Total a enregistré la plus forte baisse de l’indice CAC 40 mardi, cédant 5,96% à 38,56 euros, à ses plus bas niveaux des trois derniers mois. Le titre accuse ainsi son plus fort recul depuis décembre 2008 et voit sa capitalisation fondre de six milliards d’euros environ. Total, de loin la plus forte pondération du CAC, a entraîné l’indice parisien, qui a terminé en baisse de 0,92% alors que l’indice sectoriel européen du pétrole et du gaz abandonnait 2,37%. A ce stade, les investisseurs s’inquiètent davantage de l’impact de la fuite sur la production du groupe que de ses conséquences sur l’environnement et jouent la prudence en attendant de pouvoir se faire une idée précise de l’ampleur de la catastrophe.




Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés.

Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et laissons tous nos articles en libre accès, afin qu’ils restent consultables par tous. Reporterre dépend en grande majorité des dons de ses lecteurs. Le journal, indépendant et à but non lucratif, compte une équipe de journalistes professionnels rémunérés, nécessaire à la production quotidienne d’un contenu de qualité. Nous le faisons car nous croyons que notre point de vue, celui de l’environnement et de l’écologie, compte — car il est aussi peut-être le vôtre.

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre



Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Photo : Euronews

Lire aussi : La plateforme de Total avait déjà beaucoup fui

21 janvier 2019
Déchets nucléaires : l’Andra paye des médias pour orienter l’opinion en faveur de Cigéo
Enquête
19 janvier 2019
Le terrible bilan de deux mois de violences policières
Enquête
21 janvier 2019
Un projet de mine d’or menace l’eau potable en Arménie
Reportage


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre

Du même auteur       villalard