Faut-il avoir peur du panga ?
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Le panga est un poisson d’aquaculture élevé surtout au Vietnam. Il est largement exporté, notamment vers l’Europe. Mais sur le net circule un message mettant en cause son inocuité et son impact écologique.
Apprécié en Suisse, notamment en raison de son prix, le panga est pourtant sous les feux de la critique. En cause : son coût écologique et une méthode d’élevage susceptible de couper l’appétit de nombreux consommateurs.
Faut-il bannir le pangasius, aussi appelé panga, de nos assiettes ? Ce poisson d’eau douce, élevé en masse au Vietnam, attire les foudres de nombreux groupes et est la cible de véritables campagnes de dénigrement sur internet.
Dans les barquettes vendues en supermarché, ainsi que sur les étals des poissonniers, le panga est tout beau, tout blanc, coupé en filet, sans arêtes et surtout très bon marché. Ces raisons expliquent l’engouement provoqué par ce poisson que les Suisses consomment en grande quantité.
Cependant, le panga parcourt 9 000 kilomètres avant de finir dans nos assiettes et son bilan écologique est lourd. Mais surtout, ses conditions d’élevage ont de quoi choquer certaines sensibilités. Utilisation d’hormones fabriquées à base d’urine de femme enceinte et d’antibiotiques, concentration très dense des élevages et alimentation à base de farine de poisson sont au nombre des critiques qui visent ce poisson asiatique.
Cependant, les contrôles réalisés sur des échantillons vendus en Suisse aboutissent à des résultats parfaitement conformes aux règlements européens. Le panga est donc jugé propre à la consommation.
Intervenants : Nathalie Rochat, porte-parole de l’Office vétérinaire fédéral, et François Chartier, responsable pêche et surpêche chez Greenpeace France.