Greenpeace en procès pour avoir survolé la centrale du Bugey

Durée de lecture : 2 minutes

5 février 2013 / Gaiga Kaunta (Mediapart)



Mercredi 6 février comparaitront en justice deux militants de Greenpeace. Leur crime : avoir montré les faiblesses de la sécurité des centrales nucléaires françaises en survolant en parapente celle du Bugey.


Nous sommes nombreux à avoir applaudi l’action de Greenpeace se posant en paramoteur à côté d’un des réacteurs du site nucléaire de Bugey début 2012.

Pour ces faits, deux militants avaient comparu une première fois le 17 octobre 2012 au Tribunal Correctionnel de Bourg en Bresse.

Le procès avait été renvoyé au mercredi 6 février 2013 à la demande du procureur au début de l’audience, pour avoir le temps d’examiner une requête déposée la veille par l’avocat des deux militants, Me Alexandre Faro.

Comme pour la première comparution, un rassemblement de soutien est organisé devant le tribunal correctionnel de Bourg en Bresse à partir de 13h30 / 14h00. Seront présents quelques militants de Stop Bugey, de Greenpeace Lyon et du Collectif Résistances & Alternatives.

Votre présence est pour eux un nécessaire, fraternel et militant signe de soutien, qui plus est par les peines encourues.

Le premier militant, Kai Emmanuel Von Stietencron, de nationalité allemande, âgé de 29 ans et médecin de profession, comparaît pour « survol volontaire par le pilote d’un aéronef d’une zone interdite », infraction passible d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Le second, Jonathan Palais, 33 ans, est poursuivi pour « complicité » du même délit et encourt donc la même peine.

Les militants de Greenpeace Emannuel et Jonathan

RAPPEL DES FAITS

L’action de Greenpeace au Bugey s’était déroulée entre les deux tours de la présidentielle. Le 2 mai 2012, filmé par un drone, l’activiste allemand avait survolé, puis atterri sur le site de la centrale à bord d’un parapente à moteur. Il avait réussi à lancer un fumigène sur le toit d’un réacteur avant d’être arrêté dès son atterrissage par des gendarmes et placé en garde à vue.

Alors que les accès de la centrale étaient bouclés, conformément aux procédures en cas d’intrusion, un autre militant s’était présenté à l’accueil pour « prévenir la sécurité » et « éviter des violences », d’après Greenpeace. Selon les gendarmes, il voulait prendre des nouvelles de son camarade. Il avait été également arrêté et placé en garde à vue.

Après le procès, une distribution de tracts contre le projet EDF de décharge radioactive ICEDA aura lieu dans le centre ville de Bourg en Bresse auquel nous vous invitons également à participer (une centaine de tracts sera à votre disposition, mais vous pouvez également en imprimer afin de nous aider à diffuser de manière plus large).

(Voir le flyer disponible en téléchargement ici et la page facebook associée.)

Cette action sera aussi l’occasion de mieux faire connaissance entre militants et de renforcer les connexions et convergences nécessaires à la lutte.






Source et photos : Mediapart

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