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« L’Amazone verte » et « Le féminisme ou la mort », rencontre à Paris

Date
Le samedi 20 mars 2021

Séance de signature à la librairie Violette and Co à Paris : seront présentes Élise Thiébaut pour "L’Amazone Verte", une vie de Françoise d’Eaubonne, et Julie Gorecki co-autrice de l’introduction critique à la réédition de "Le féminisme ou la mort" de Françoise d’Eaubonne.

Françoise d’Eaubonne, largement oubliée, est redécouverte. Elle a légué 3 mots à la langue française qui la définisse : phallocrate, sexocide, et écoféminisme.

Autrice de plus de 130 livres, dont plus de 100 publiés entre 42 et 2003, elle fut cofondatrice du FHAR, signataire du manifeste des 343, membre du MLF, et bien d’autres choses.

Lancée dans les lettres par Colette qui la remarqua quand elle avait 12 ans, elle fut l’amie de Simone de Beauvoir et la complice de tant d’autres au gré des luttes. Car elle fut aussi une inlassable activiste, n’hésitant pas à s’engager physiquement, voire illégalement, ce qu’elle fit dès ses 20 ans dans la résistance.

On la redécouvre aujourd’hui avec l’émergence en France de l’écoféminisme : elle est la première à théoriser le lien entre la domination des femmes et la domination de la nature, créant au passage le terme.

La réédition de "Le féminisme ou la mort", essai central dans son œuvre est l’objet d’une introduction critique par Julie Gorecki et Myriam Bahaffou qui nous dit en quoi sa pensée fondatrice est importante aujourd’hui, mais aussi en quoi elle était (comme c’est notre lot commun) aussi de son époque. Un regard contemporain sur un œuvre qui permet de mesurer le chemin parcouru.

Élise Thiébaut, dans "L’Amazone Verte", s’est quand à elle penchée, avec beaucoup d’humour, de justesse et de tendresse sur la vie de Françoise, sans jamais céder à l’hagiographie. Dans un roman biographique profondément humain, qui ne cache ni ses contradictions, ni ses souffrances, l’auteure nous invite à la découvrir telle qu’elle fut, et en cela elle lui est intimement fidèle. Car si Françoise avait ses petites vanités personnelles, elle restait profondément attaché à un idéal sans Dieu, Ni César, ni Tribun, et ce serait trouvé bien en contradiction devant une statue d’elle-même de cette nature.

Précisions

20 mars, 14H Librairie Violette and Co, 102 Rue de Charonne à Paris

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